En Australie

22 juillet 2019 12:21; Act: 22.07.2019 12:33 Print

Des journalistes, dont Hugo Clément, arrêtés

Le journaliste français Hugo Clément et son équipe étaient en reportage près d'une mine de charbon, lundi, quand la police est intervenue.

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Ce matin, @clement_brelet, Victor, Guillaume et moi-même avons été arrêtés et placés en détention pendant 7 heures par la police australienne. Nous filmions pour @francetelevisions une action de blocage d’un port de charbon par un groupe de militants écologistes. Ces activistes s’opposent à la construction de l’une des plus grandes mines de charbon de l’histoire dans l’état du Queensland. Selon eux et de nombreux scientifiques, cette mine est une menace supplémentaire pour la grande barrière de corail, déjà fragilisée par le changement climatique. 50% des coraux de ce site exceptionnel sont morts ces 30 dernières années et ils pourraient avoir totalement disparu d’ici 2050. Ce matin, des militantes se sont donc enchaînées près des rails pour bloquer l’exportation du charbon durant quelques heures. Nous les filmions lorsque les policiers sont venus nous arrêter, sans motif. Clément a même été menotté. Nous avons été remis en liberté à condition de ne plus nous approcher des sites appartenant à l’industrie du charbon. Cette intimidation ne nous empêchera pas de continuer à enquêter sur les dangers qui menacent la grande barrière de corail et les océans. Rendez-vous à la rentrée pour notre émission « Sur le front », diffusée en prime time sur France 2 et sur les réseaux sociaux de @francetelevisions. Une publication partagée par Hugo Clément (@hugoclementk) le 22 Juil. 2019 à 12 :51 PDT

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Présent en Australie pour réaliser un documentaire pour France 2, Hugo Clément a été arrêté par la police lundi, a rapporté le site abc.net.au. Le journaliste et son équipe filmaient des manifestants qui protestaient contre le groupe Adani Enterprises en bloquant un terminal de charbon de la mine de Carmichael, dans le nord du Queensland.

L'arrestation s'est déroulée aux environs de 7h du matin et a passablement surpris Hugo Clément. «Nous étions juste en train de filmer l'action de ces gens et nous ne savons pas pourquoi la police a décidé de nous arrêter. Nous ne sommes pas des activistes, seulement des journalistes», a déclaré le Français à ABC Australia. Selon le groupe Frontline Action on Coal, dont les membres manifestaient, Hugo Clément et ses collègues ont été arrêtés parce qu'ils se trouvaient dans un couloir ferroviaire, ce qu'a nié le journaliste interrogé par Reuters.

Le journaliste de France 2 et son équipe ont été mis en liberté sous caution avec des conditions très strictes. Ils ont interdiction de s'approcher à moins de 20 kilomètres de la mine Carmichael et à moins de 100 mètres de tout autre site appartenant à Adani Enterprises. Ils comparaîtront devant un juge au mois de septembre.

«C'est très étrange. On dirait qu'ils ont quelque chose à cacher, non? Parce que si vous arrêtez un journaliste et que vous lui dites qu'il doit rester loin des sites d'Adani, que se passe-t-il dans ces endroits», s'est interrogé le compagnon d'Alexandra Rosenfeld. Sur Instagram, il a précisé que cette intimidation ne l'empêcherait pas de continuer à enquêter sur les dangers qui menacent la grande barrière de corail et les océans.

(L'essentiel/afp)

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