En Israël

22 juillet 2019 07:49; Act: 22.07.2019 09:35 Print

Des maisons de Palestiniens sont démolies

Les forces israéliennes ont commencé à démolir, lundi matin, des maisons palestiniennes considérées comme illégales, au sud de Jérusalem.

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Une pelleteuse a commencé lundi matin la démolition d'un immeuble de deux étages inachevé. (photo: AFP)

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Les forces israéliennes ont commencé à démolir, lundi matin, des maisons palestiniennes considérées comme illégales, au sud de Jérusalem, a constaté un journaliste de l'AFP. Des dizaines de policiers et de militaires ont cerné au moins quatre immeubles dans la région de Sour Baher, et une pelleteuse a commencé la démolition d'un immeuble de deux étages inachevé, selon la même source.

Les journalistes ont été tenus à l'écart et les résidents ont été évacués. «Je veux mourir ici», a crié un homme dont le domicile était en train d'être démoli. Le 18 juin, les autorités israéliennes avaient informé certains résidents du quartier de Sour Baher de leur intention de démolir leurs habitations, leur donnant 30 jours pour évacuer les lieux. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), cette décision concerne dix bâtiments, dont la plupart sont encore en construction. Environ 350 personnes sont concernées, selon l'Ocha.

Un périmètre de sécurité où la construction est interdite

Une vingtaine de diplomates, représentant 20 pays majoritairement européens, se sont rendus le 16 juillet dans ce quartier de la région de Jérusalem, où des responsables palestiniens les ont appelés à empêcher Israël de démolir ces habitations. «Lorsque la maison sera démolie, nous serons à la rue», avait alors déclaré Ismaïl Abadiyeh, 42 ans, qui vit dans l'un des bâtiments menacés avec ses quatre enfants. Les habitants de Sour Baher ont aussi dit craindre que cent autres bâtiments de leur quartier ne soient également menacés dans un avenir proche.

Les immeubles visés par l'ordre de démolition se trouvent dans un périmètre de sécurité où la construction est interdite, justifient les autorités israéliennes.

(L'essentiel/afp)