Aux États-Unis

24 juin 2019 16:41; Act: 24.06.2019 17:21 Print

Des milliardaires veulent un impôt sur leur fortune

Dans une lettre publiée en ligne lundi, un club de très riches Américains apportent leur soutien à l'idée d'un impôt sur la fortune.

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Des milliardaires Américains comme Georges Soros réclament une «wealth tax» (impôt sur la fortune). (photo: AFP/Georg Hochmuth)

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«Taxez-nous plus»: tel est le message d'un petit groupe de milliardaires américains comprenant l'homme d'affaire George Soros, le cofondateur de Facebook Chris Hughes et des héritiers des empires Hyatt et Disney, aux candidats à la Maison-Blanche. «Nous écrivons à tous les candidats à la présidence, qu'ils soient républicains ou démocrates, pour apporter notre appui à une taxe modérée sur les fortunes de un dixième des 1% des Américains les plus riches - sur nous», y affirment-ils. La richesse de ce 0,1% de la population est presque aussi importante que celle de 90% de la population américaine. «Tout nouveau dollar émanant de nouvelles taxes doit venir des plus aisés financièrement, pas des Américains de la classe moyenne ou populaire», ajoutent les 18 signataires.

Plusieurs candidats à la primaire démocrate, dont Pete Buttigieg, le maire de South Bend dans l'Indiana, ou Beto O'Rourke, ancien élu de la Chambre des représentants, ont déjà exprimé leur soutien à une telle mesure. Mais la lettre met en avant la proposition spécifique de la sénatrice Elizabeth Warren, qui prévoit de taxer les ménages disposant de plus de 50 millions de dollars d'actifs, ce qui correspondrait à environ 75 000 familles. Elle pourrait, selon les estimations, rapporter 2 750 milliards en dix ans.

L'argent récupéré grâce à cet impôt supplémentaire pourrait servir à «aider à faire face à la crise climatique, à améliorer l'économie, à améliorer le système de santé, à créer plus d'égalité dans les opportunités, et à renforcer nos libertés» en ralentissant la croissance des inégalités, assurent ces super-riches. Dans la lettre, les signataires font notamment référence à l'investisseur Warren Buffett, 3e fortune américaine et 4e fortune mondiale, qui rappelle régulièrement qu'il paye relativement moins d'impôt que son secrétaire.

(L'essentiel/afp)