Transfert d'ambassade

14 mai 2018 14:18; Act: 14.05.2018 15:08 Print

Des Palestiniens tués par des tirs israéliens

37 Palestiniens ont été tués lundi, dans la bande de Gaza, par des soldats israéliens à la frontière.

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Le gouvernement palestinien accuse Israël de commettre un massacre. (photo: AFP/Mohammed Abed)

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Des violents affrontements entre manifestants palestiniens et soldats israéliens ont fait lundi, 37 morts, et des centaines de blessés dans la bande de Gaza, où les Palestiniens protestent contre l'inauguration prévue dans l'après-midi, à Jérusalem, de l'ambassade américaine en Israël.

Cette journée de festivités côté israélien et américain est aussi la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans la bande de Gaza. Le gouvernement palestinien établi en Cisjordanie occupée a accusé Israël de commettre un «horrible massacre» à Gaza.

«Un grand jour pour Israël»

Au moment où le bilan s'alourdissait d'heure en heure, le président américain Donald Trump saluait le transfert à Jérusalem de l'ambassade des États-Unis comme «un grand jour pour Israël», et soulignait sur Twitter que la chaîne de télévision Fox, qu'il regarde assidûment tous les matins, retransmettrait la cérémonie en direct.

À quelques dizaines de kilomètres de Jérusalem, des affrontements ont éclaté dans la bande de Gaza, aux abords de la frontière israélienne, entre manifestants palestiniens et soldats israéliens. Trente-sept Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, selon les autorités locales. Des centaines de personnes ont été blessées, dont plusieurs journalistes palestiniens ont été atteints par balle, ont-elles ajouté.

«On continuera à y aller»

Des dizaines de milliers de Palestiniens sont rassemblés à quelque distance de la frontière. Certains groupes se sont détachés pour lancer des projectiles de fortune en direction des soldats et tenter de forcer, au péril de leur vie, la barrière frontalière lourdement gardée par les tireurs israéliens. L'armée israélienne avait largué auparavant des tracts mettant en garde les Gazaouis: «Vous prenez part à des rassemblements violents au risque de votre vie (...) Ne laissez pas le Hamas, de la manière la plus cynique, se servir de vous comme ses jouets».

Bilal Fasayfes, 31 ans, a pris avec son épouse et ses deux enfants un des bus affrétés à Khan Younès (sud de Gaza) pour emmener les Gazaouis à la frontière. «On se fiche que la moitié des gens se fassent tuer, on continuera à y aller (à la frontière) pour que l'autre moitié vive dignement», dit-il. Outre l'opposition au transfert de l'ambassade, les Palestiniens protestent aussi contre le blocus de Gaza et l'occupation. L'armée israélienne a dénié le caractère pacifiste de la mobilisation la qualifiant "d'opération terroriste" conduite par le Hamas, qui gouverne l'enclave palestinienne et auquel il a livré trois guerres.

(L'essentiel/afp)