Coronavirus au Japon

19 février 2020 07:11; Act: 19.02.2020 09:57 Print

Des passagers quittent le paquebot contaminé

Des passagers du Diamond Princess, où plus de 540 cas de contamination au coronavirus ont été constatés, ont commencé à débarquer mercredi.

storybild

Les 3 711 personnes originaires de 56 pays initialement à bord ont vu une croisière de rêve en Asie tourner au cauchemar. (photo: AFP/Charly Triballeau)

Sur ce sujet
Une faute?

Quelque 500 passagers ne présentant pas de symptômes, dont les tests se sont révélés négatifs et qui n'ont pas eu de contact avec des personnes porteuses du virus, devaient débarquer pendant la journée, selon le ministère japonais de la Santé. «Je suis soulagé (...). Je veux me reposer», a lancé aux journalistes un Japonais de 77 ans, disant se diriger vers les transports en commun.

Et la vie à bord? «C'était confortable (...) je vais bien», a-t-il simplement dit. Ce bateau de croisière, à quai à Yokohama dans la banlieue de Tokyo, a vu depuis début février le nombre de personnes contaminées se multiplier à bord. Elles étaient au moins 542 mardi, plaçant le Japon sous le feu des critiques sur la gestion de la quarantaine. Les 3 711 personnes originaires de 56 pays initialement à bord ont vu une croisière de rêve en Asie tourner au cauchemar, entre la peur de contracter une pneumonie virale meurtrière et un ennui sans fin confinés dans une cabine, pour certains sans fenêtre avec juste une petite promenade sur le pont.

Le plus important foyer de porteurs du virus après la Chine

«Si vous et votre partenaire de cabine êtes tous deux négatifs et que vous ne présentez pas de symptômes respiratoires ou fiévreux, vous allez pouvoir vous préparer à débarquer», avaient annoncé mardi aux passagers dans une lettre des responsables japonais, ajoutant que l'opération dans son ensemble prendrait trois jours. «Nous attendons toujours nos résultats de tests donc ne nous réjouissons pas trop tôt. Le sentiment actuel, c'est l'inquiétude», avait dit Matt Smith, un avocat américain à bord.

David Abel, passager britannique devenu une sorte de célébrité avec ses messages vidéo pleins d'entrain au début de la quarantaine, résumait l'attente angoissée des passagers: «Cela nous concerne tous maintenant. Pas que moi, les autres aussi. C'est l'inconnue qui est le plus dur et qui commence à nous affecter mentalement. Il est très difficile de se concentrer sur quoi que ce soit», avait-il dit mardi. Il avait annoncé plus tard que le test de son épouse Sally s'était avéré positif.

Le Diamond Princess est largement le plus important foyer de porteurs du virus après la Chine, avec plus de porteurs répertoriés que dans le reste du monde hors de Chine. Les dizaines de nouveaux cas constatés à bord chaque jour ont soulevé des questions sur l'efficacité de la quarantaine imposée au cours de laquelle les passagers étaient autorisés à se promener en petits groupes sur le pont avec des masques, tandis que le personnel de bord passait de cabine en cabine pour distribuer les repas.

(L'essentiel/afp)