Au Japon

23 juillet 2018 10:07; Act: 23.07.2018 13:07 Print

Des plages dévastées en 2011 rouvrent enfin

Trois plages dévastées par le tsunami et l'accident nucléaire de mars 2011 ont de nouveau accueilli des baigneurs, ce week-end, au Japon.

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Le Japon espère que cela contribuera à changer l'image de la région. (photo: AFP)

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Au fil des ans, les plages de la côte nord-est de l'archipel ont progressivement rouvert, après la construction d'immenses barrages pour protéger les riverains des raz-de-marée. Mais c'est la première fois que les rivages situés à proximité de la centrale ravagée de Fukushima sont concernés.

À environ 40 kilomètres de là, la plage de Haragamaobama, dans la ville de Soma, a ainsi retrouvé son visage d'avant. «Je suis ravi car la vie à Soma avait toujours été associée à la mer avant le désastre», a confié Hiroyuki Ito, secrétaire général de l'Office du tourisme, qui s'est empressé de tweeter une photo de l'événement sous le compte @somakankokyokai.

«Nos vies reviennent à la normale»

Les contrôles de la qualité de l'eau n'ont pas détecté de contamination radioactive depuis plusieurs années maintenant, mais la réouverture a été retardée par la construction d'équipements pour les baigneurs, a-t-il expliqué. «J'avais l'habitude de jouer sur cette plage chaque été dans mon enfance», se souvient-il. «Malheureusement je n'ai pu laisser ma fille avoir la même expérience». Elle avait une dizaine d'années au moment du drame de 2011.

«Encore aujourd'hui, quand on tape "Fukushima" dans Google, les premiers résultats montrent de nombreuses photos de la centrale nucléaire et autres images négatives, mais nos vies reviennent à la normale», assure M. Ito, qui espère attirer des touristes étrangers à Soma. Plus au nord, deux autres plages ont également rouvert, dans la préfecture de Miyagi.

Le 11 mars 2011, un séisme d'une magnitude de 9,1 a provoqué un tsunami faisant plus de 18 500 morts et un accident majeur à la centrale Fukushima Daiichi. La reconstruction est loin d'être finie et une partie de la région demeure inhabitable.

(L'essentiel/afp)