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16 septembre 2020 19:24; Act: 17.09.2020 12:59 Print

Des télécabines s'écrasent après un sabotage

Pour la seconde fois en deux ans, le câble d’une attraction de Colombie-Britannique a été sectionné, provoquant la chute de nombreuses cabines. Une enquête a été ouverte.

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Qui veut la peau du «Sea-to-Sky»? Pour la deuxième fois en deux ans, la télécabine située près de Squamish (Colombie-Britannique) a été victime de ce qui semble être un sabotage. Dans la nuit du 13 au 14 septembre, le câble de la remontée mécanique a été sectionné, provoquant ainsi la chute d’une trentaine de capsules. «Cet événement ressemble étrangement à celui de l’année dernière. Nous sommes tous stupéfaits et choqués», a réagi Kirby Brown, directeur général de l’attraction.

Selon l’endroit où elles se trouvaient, certaines cabines ont fait une chute d’environ 300 mètres avant de s’écraser à flanc de montagne, écrit CBC. Seules six des 39 capsules étaient garées dans les stations à chaque extrémité de la télécabine au moment de l’incident. «Pour moi, c’est quelqu’un qui sabote notre entreprise», affirme Kirby Brown.

«J’ai vu de mes propres yeux ce qui s’est passé»

En août 2019, un événement similaire s’était produit: près de 30 cabines avaient alors été détruites, causant des dégâts s’élevant entre 5 et 10 millions de dollars. Depuis, l’entreprise avait renforcé ses systèmes de surveillance. La personne qui a sectionné le câble a déclenché le système alarme automatique vers 4 heures du matin, alertant immédiatement le directeur. «J’ai vu de mes propres yeux ce qui s’est passé», explique Kirby Brown, qui a pu consulter les images de vidéosurveillance.

Personne n’a été blessé, ni cette année, ni en 2019. Les nuages de fumée émanant des incendies aux États-Unis gênent pour l’instant l’évaluation des dégâts, mais l’exploitant estime qu’il y en aura pour des millions de dollars. En attendant, les autorités cherchent à déterminer si elles ont affaire à un récidiviste. Une chose est sûre: la facilité avec laquelle l’individu est parvenu à couper le câble les inquiète.

Ouvert en 2014, le «Sea-to-Sky» fait le bonheur des touristes, mais certains autochtones le voient d’un mauvais œil: ils estiment que l’attraction nuit à la biodiversité de la région.

(L'essentiel/joc)