Au Ghana

06 juin 2019 15:27; Act: 06.06.2019 16:39 Print

Deux étudiantes canadiennes kidnappées

Deux étudiantes canadiennes ont été enlevées à Kumasi au Ghana, pays qui a connu dernièrement plusieurs kidnappings.

storybild

La force de police ghanéenne. (photo: AFP/Pius Utomi Ekpei)

Sur ce sujet
Une faute?

Les deux étudiantes, âgées de 19 et 20 ans, sont de l'Université technique de Kumasi, la deuxième plus grande ville du Ghana, à environ 250 kilomètres au nord de la capitale, Accra. Elles ont été kidnappées mardi, vers 20h, après avoir quitté leur appartement, rapporte la presse locale.

La police n'a pas donné les noms des deux étudiantes. Elle a toutefois précisé qu'elles étaient des volontaires travaillant pour Youth Challenge International, un groupe canadien dont le siège est à Toronto. Le porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, Guillaume Bérubé, a refusé de «commenter ou donner quelconque information qui pourrait ternir les efforts déployés pour garantir la sécurité des Canadiens».

Il était pour l'instant impossible de déterminer s'il s'agit d'un kidnapping contre rançon opéré par des petits groupes mafieux, comme il est très souvent pratiqué au Nigeria, pays anglophone très proche culturellement du Ghana, ou s'il s'agit d'un kidnapping d'un groupe jihadiste.

Un pays pourtant sans tourments

Le Ghana n'a connu aucun trouble majeur de sécurité dans son histoire. Le pays a toujours été perçu comme pacifique et paisible dans une région tourmentée par les guerres civiles, la criminalité rampante ou les groupes jihadistes. L'État d'Afrique de l'Ouest a d'ailleurs fait du tourisme, notamment nord-américain, l'un des piliers de son développement économique.

Mais plusieurs kidnappings contre rançon ont eu lieu ces derniers mois dans le pays. «C'est un phénomène qui touche nos frères nigérians, mais que nous ne connaissions pas avant», a déclaré le président Nana Akufo-Addo, fin avril. Le même mois, un diplomate estonien a été enlevé 24 heures à Accra par un groupe criminel nigérian présumé. Un homme d'affaires indien a également été kidnappé pendant deux jours à Kumasi, avant d'être relâché.

(L'essentiel/afp)