États-Unis

23 janvier 2020 21:31; Act: 24.01.2020 16:56 Print

Donald Trump se lâche contre ses accusateurs

Le président américain a visé jeudi, le procureur en chef démocrate, Adam Schiff, dans une nouvelle salve de tweets. Il l'accuse d'avoir tenu un discours «rempli de mensonges».

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Donald Trump s'est déchaîné jeudi, contre ses accusateurs démocrates, à qui il a reproché d'avoir présenté de manière «mensongère» et «injuste» les faits au cœur de son procès historique en destitution. Dans l'enceinte solennelle du Sénat, le procureur en chef Adam Schiff a accusé la veille le président américain d'avoir essayé de «tricher» pour remporter un second mandat, en sollicitant l'aide de l'Ukraine, afin de «salir» un de ses rivaux.

Avant de reprendre son argumentaire, vendredi après-midi, l'élu démocrate a été visé par une salve de tweets vengeurs émis par Donald Trump. La présentation des «démocrates et de Schiff le fourbe» était «pleine de mensonges et de déformations de la réalité», a taclé dans la matinée de jeudi, le locataire de la Maison-Blanche, tout juste rentré du Forum économique mondial de Davos.

Se posant à nouveau en victime d'une «chasse aux sorcières», le tempétueux milliardaire a jugé que l'audience fut «la plus injuste et corrompue de l'histoire du Congrès».

Reflet de l'extrême polarisation sur ce sujet, le chef de la minorité démocrate du Sénat, Chuck Schumer, a au contraire salué une présentation «précise» nourrie de «détails accablants». «Elle pourrait bien avoir planté un premier doute dans l'esprit» des sénateurs républicains sur le fait que «le président a peut-être bien fait quelque chose de mal», a-t-il encore dit à la presse.

«Courage»

Après trois mois d'enquête, la Chambre des représentants, aux mains des démocrates, a adopté le 18 décembre, sans une seule voix républicaine, deux chefs d'accusation contre Donald Trump: abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès. Avant lui, seuls deux présidents américains ont subi l'opprobre d'un tel «impeachment»: Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998.

Comme eux, Donald Trump devrait échapper à une destitution, notamment parce qu'aucune fissure n'est apparue dans la majorité républicaine au Sénat (53 sièges sur 100). Mais les démocrates espèrent marquer des points dans l'opinion, à dix mois de la prochaine présidentielle.

(L'essentiel/afp)