France

08 août 2015 16:05; Act: 08.08.2015 16:13 Print

Elle saute par la fenêtre pour échapper à son mari violent

Une jeune femme de 19 ans souffre de plusieurs fractures après s'être jeté du 2e étage pour fuir les violences sexuelles infligées par son époux.

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En 2014, 118 femmes ont été tuées par des violences conjugales en France. (photo: dr)

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Une affaire de violence conjugale a connu un épilogue peu commun, dans la commune de Valentigney (Doubs). Vers 2h30 du matin dans la nuit de mercredi à jeudi, une jeune femme s'est volontairement défenestrée. Et il ne s'agit pas d'une tentative de suicide. Âgée de 19 ans, elle a tenté de fuir son mari qui venait de se montrer violent lors d'une relation sexuelle, selon l'Est Républicain.

La jeune femme a été hospitalisée avec de multiples fractures après sa chute du deuxième étage de la maison, soit environ huit mètres de haut. Son pronostic vital n'est pas engagé. Au moment de l'arrivée des policiers, son époux, âgé de 23 ans, se trouvait à ses côtés et a été entendu crier à sa femme: «Tu ne dis plus rien ! Il y a les flics.»

Version divergentes

Entendus par les policiers, les deux époux donnent des versions différentes. La femme parle d'une relation sexuelle consentie mais qui a viré au cauchemar: «Il avait du mal. Il a tenté de m’étrangler (la police a en effet constaté des hématomes autour du cou de la victime). Je n’ai jamais eu aussi peur de lui. J’ai cru que j’allais mourir. Il est parti se doucher. Je n’ai pas voulu traverser l’appartement pour sortir, j’avais peur de le croiser. Alors, j’ai enjambé la rambarde et j’ai sauté pour me sauver.»

De son côté, le mari a livré une version légèrement différente. «J’étais rentré tard. On a eu un rapport sexuel consenti. Elle a voulu arrêter. Je suis allé prendre une douche et quand je suis revenu, elle se jetait par la fenêtre», explique-t-il. Niant les brutalités commises, il explique avoir serré le cou de sa femme lors de leur ébat pour «la stimuler sexuellement». Une enquête est en cours. En attendant son résultat, le mari est interdit d'approcher le domicile conjugal.

(L'essentiel/cga)