Maroc

07 décembre 2021 22:04; Act: 08.12.2021 11:32 Print

Ils demandaient du «sexe contre des bonnes notes»

Quatre professeurs d’université ont comparu mardi devant la justice marocaine accusés de chantage sexuel sur des étudiantes en échange de bonnes notes.

storybild

Ces dernières années, plusieurs cas de harcèlement sexuel subi par des étudiantes au sein des universités marocaines ont été médiatisés, mais ils sont souvent restés sans suite. (photo: Getty Images/iStockphoto)

Sur ce sujet
Une faute?

L’affaire dite du «sexe contre des bonnes notes» a été relayée en septembre par des médias locaux après la diffusion sur les réseaux sociaux de messages échangés entre un des professeurs poursuivis et ses étudiantes. Depuis, trois universitaires ont été incarcérés. Les deux autres ont été laissés en liberté provisoire.

Quatre des accusés, enseignants à l’université Hassan Ier de Settat, ville proche de Casablanca, font face à de lourdes charges: «incitation à la débauche», «discrimination fondée sur le genre», «violence contre des femmes», a indiqué à l’AFP la même source. Leur procès a été ajourné au 14 décembre, selon les médias.

Le cinquième, qui est en état d’arrestation, est poursuivi pour «attentat à la pudeur avec violence», un chef d’accusation plus grave. Il doit comparaître mercredi en première instance devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Settat, a précisé la source proche du dossier.

Plusieurs cas de harcèlement sexuel

Ces dernières années, plusieurs cas de harcèlement sexuel subi par des étudiantes de la part de leurs professeurs au sein des universités marocaines ont été médiatisés mais souvent sans que des plaintes ne soient déposées. Et quand elles l’ont été, la plupart sont restées sans suite.

Porter plainte contre son agresseur est une démarche très rare dans une société conservatrice qui pousse le plus souvent les victimes de violences sexuelles à se taire, par peur de représailles, du regard des autres ou pour sauvegarder la réputation de la famille.

Les associations de défense des droits humains et les médias tirent régulièrement la sonnette d’alarme sur les violences infligées aux femmes marocaines.

En 2018, après des années de vifs débats, une loi est entrée en vigueur. Pour la première fois, elle rend passible de peines de prison des actes «considérés comme des formes de harcèlement, d’agression, d’exploitation sexuelle ou de mauvais traitement».

Le texte a toutefois été jugé «insuffisant» par les mouvements de défense des droits des femmes qui appellent à plus de sévérité face à ce fléau.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Jessica1830 le 08.12.2021 03:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    “Elles offraient?” Ou bien “Ils exigeaient!” La construction de cette phrase est chargée d’opinion…

  • @@@ le 08.12.2021 05:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ça c'est les préparer au monde du travail !

  • zeus le 08.12.2021 07:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Elles n’offraient pas!!! On les obligeait ????????

Les derniers commentaires

  • Pas mieux ailleurs le 08.12.2021 14:08 Report dénoncer ce commentaire

    Je croyais que "les mécréants" c'était nous.

    • Backdoor le 08.12.2021 23:14 Report dénoncer ce commentaire

      Ça dépend par où tu passes. Aux États Unis tu sais ya beaucoup de chrétiens évangélique. Ben Ils utilisent le Jésus LoopHole pour rester pur ! Donc voilà j'espère avoir été clair et ne pas avoir à me répéter

    • tetedelinote le 08.12.2021 23:17 Report dénoncer ce commentaire

      Ecoutes y'a toujours une faille quelque part. Parfois la porte de devant est fermée tu passes par derrière. Ben voilà tu sais comment ils font.

  • Bazil le 08.12.2021 09:48 Report dénoncer ce commentaire

    C'est tellement normal pour l'auteur que la femme est toujours coupable qu'il ou elle ne voit pas le problème ! LOL

    • Pasvupaspris le 08.12.2021 23:18 Report dénoncer ce commentaire

      Merci pour ton input Dieu te le rendra

  • Jean II le 08.12.2021 09:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @@@: Cela dépend quel type de travail

    • PasPie le 08.12.2021 23:18 Report dénoncer ce commentaire

      Pour être Pape on fait comment ?

  • zeus le 08.12.2021 07:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Elles n’offraient pas!!! On les obligeait ????????

  • eugenie musquar le 08.12.2021 07:33 Report dénoncer ce commentaire

    Une petite gâterie n'a jamais fait de mal à personne, alors si ça peut rapporter un peu, elles ont bien raison ces étudiantes.