Conseillère municipale

15 mars 2018 08:45; Act: 15.03.2018 10:04 Print

Émotion après l'assassinat d'une jeune élue au Brésil

Marielle Franco, 38 ans, a été abattue alors qu'elle se trouvait dans sa voiture. Les hommages pleuvent un peu partout dans le pays.

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Elle a été tuée par balle alors qu'elle revenait d'un rassemblement pour la promotion des femmes noires. (photo: AFP)

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L'assassinat mercredi d'une conseillère municipale de gauche de Rio de Janeiro a suscité une vaste émotion au Brésil, où des marches de protestation sont convoquées pour jeudi dans plusieurs villes. Marielle Franco, 38 ans, militante du Parti socialisme et liberté (PSOL), a été tuée par balle dans le centre de Rio, alors qu'elle se trouvait dans une voiture et revenait d'un rassemblement pour la promotion des femmes noires. Le chauffeur du véhicule a lui aussi été abattu, et une femme qui se trouvait dans la voiture a survécu.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les tirs mortels sont partis d'une autre voiture. Le gouvernement brésilien a annoncé qu'il mettait la police fédérale à la disposition des autorités de Rio pour les assister dans l'enquête. Le gouverneur de centre droit de l'État de Rio, Luiz Fernando Pezao, a dénoncé un acte d'une «extrême lâcheté», et le maire évangéliste de la ville a condamné cet «assassinat brutal». L'association de défense des droits de l'homme Amnesty International a réclamé «une enquête immédiate et rigoureuse», afin «qu'il n'y ait aucun doute sur le contexte, la motivation et les auteurs» de l'assassinat de la conseillère municipale.

Au cours des dernières semaines, Marielle Franco avait dénoncé un accroissement de la violence policière dans les favelas. Elle s'était aussi opposée à la décision du président brésilien Michel Temer de confier à l'armée la sécurité de Rio pour tenter de contenir l'escalade de la violence qui ne cesse d'augmenter depuis la fin des Jeux olympiques de 2016. Le PSOL et ses alliés ont toutefois déclaré que la conseillère municipale n'avait pas fait état de menaces contre elle au cours de la dernière période. Les appels se sont multipliés dans les réseaux sociaux pour organiser des manifestations devant l'Assemblée législative de Rio et dans d'autres endroits de la ville.

(L'essentiel/afp)