Polémique

06 août 2019 14:23; Act: 06.08.2019 14:37 Print

Entre les fusillades, Trump s'incruste à la noce

Alors que les États-Unis étaient frappés en fin de semaine par les tueries du Texas et de l'Ohio, le président américain a été photographié à un mariage, dans son club de golf du New Jersey.

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Les 3 et 4 août, les États-Unis ont été endeuillés par deux fusillades survenues à quelques heures d'intervalle. La première, à El Paso (Texas), a fait 22 morts, la seconde, à Dayton (Ohio), a coûté la vie à 9 personnes. Des nouvelles tueries qui relancent le débat sur la vente d'armes à feu, alors que le pays fait face à plus de 250 drames similaires depuis le début de l'année.

«Il n'y a pas de place pour la haine dans notre pays», avait alors réagi, dimanche, le président américain dans sa première apparition télévisée depuis les drames. «Il faut que cela s'arrête. Cela dure depuis des années», a-t-il poursuivi en référence aux tueries de grande ampleur qui frappent régulièrement les États-Unis. «Peut-être qu'on peut faire davantage», a dit le milliardaire, avant d'estimer que les deux drames relevaient d'un «problème de maladie mentale», un argument régulièrement utilisé par les républicains pour contrer les demandes d'une meilleure régulation du marché des armes à feu.

Mariage et golf

Mais où se trouvait le président américain avant cette apparition devant les caméras? Comme le rapporte l'agence de presse américaine AP, il passait le week-end dans son club de golf de Bedminster, dans le New Jersey. Arrivé vendredi, il a rendu une visite surprise à des mariés en pleine cérémonie, samedi, quelques heures après la première fusillade à El Paso.

Selon Business Insider, Trump a également joué au golf quelques heures, dimanche, alors que les deux villes endeuillées rendaient hommage aux victimes. Des activités en pleine journée de recueillement qui font beaucoup parler aux États-Unis sur les réseaux sociaux.

«Trump n'était pas en colère, il s'est incrusté à un mariage», affirme un internaute. «Je pensais qu'il ne pouvait pas être pire que ce qu'il est déjà. Puis il fait ça. Ce devrait être un jour de recueillement. Barack Obama, nous avons besoin de vous!», écrit un autre.

(L'essentiel/utes)