First Ladies

11 novembre 2020 12:11; Act: 11.11.2020 12:48 Print

Entre les premières dames, c'est le silence radio

Son mari refusant toujours de reconnaître sa défaite, Melania Trump n’a pas encore contacté sa successeure, Jill Biden, ce qui laisse présager une transition compliquée.

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Tout comme son mari, Melania Trump continue de se comporter comme si Donald Trump avait remporté l’élection. Selon CNN, la première dame n’a pas pris contact avec sa successeure, Jill Biden. Une source ayant connaissance de l’emploi du temps de l’ex-mannequin slovène confirme que pour l’heure, celle-ci continue de vaquer à ses occupations habituelles, entre réunions et préparation des fêtes de fin d’année. Pourtant, à cette époque-là, il y a quatre ans, Michelle Obama recevait Melania Trump, à la Maison-Blanche, pour lui faire découvrir les lieux.

D’après la source consultée par la chaîne américaine, même si la première dame voulait entamer le processus de transition avec Jill Biden, le refus de son mari de concéder sa défaite l’empêche d’aller de l’avant. «Je pense qu’il ne serait pas juste d’attendre d’elle qu’elle commence la transition alors que le président n’a pas reconnu sa défaite», estime la source. Anita McBride, qui a été la cheffe de cabinet de Laura Bush, abonde: «Ce moment est compliqué. Le fait qu’elle franchisse le pas avant qu’il n’ait concédé pourrait être perçu comme un affront au président et son administration».

Un calendrier à respecter

Anita McBride est toutefois persuadée que, le temps venu, Melania Trump accueillera Jill Biden comme il se doit. Il faut dire que chaque jour qui passe sans transition rend la tâche de préparer la Maison-Blanche à l’arrivée d’une nouvelle première famille plus difficile. «À ce jour, il y aurait au moins dû y avoir un échange de notes entre les équipes des deux premières dames, pour évoquer des dates, des horaires et ce qui doit être entrepris. Il y a un calendrier pour tout cela, et ce qui se passe maintenant ne fera que l’embrouiller», note de son côté Capricia Penavic Marshall, ancienne assistante de Hillary Clinton.

L’ex-cheffe de cabinet de Laura Bush se souvient cependant de la transition chaotique suivant l’élection mouvementée de George W. Bush face à Al Gore. «Nous n’avions pu commencer la transition après le 13 décembre. Cela a fonctionné. C’était frénétique, mais ça a marché», explique-t-elle.

Des conseils un brin archaïques

Le rôle d’une première dame lors d’une transition peut paraître un brin archaïque de nos jours. Elle doit en effet expliquer à sa successeure le fonctionnement de la Maison-Blanche en tant que foyer familial. Dans certains cas, elle est par ailleurs censée donner des conseils sur la façon d’y vivre avec des enfants, comme Laura Bush et ses filles l’avaient fait pour Michelle Obama et les siennes, en leur montrant notamment comment faire un signe de la main depuis le balcon Truman ou glisser dans le couloir en pente près du cinéma privé.

Aura-t-on droit un jour à l’image de Melania Trump prenant cordialement une tasse de thé avec Jill Biden? Rien n’est moins sûr.

(L'essentiel/joc)