Missiles en Turquie

25 octobre 2020 22:11; Act: 26.10.2020 12:20 Print

Erdogan défie les menaces américaines

L’acquisition de missiles S-400 par la Turquie a provoqué des frictions avec plusieurs pays, dont les États-Unis, qui dénoncent l’incompatibilité de ces systèmes russes avec les dispositifs de l’OTAN.

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Recep Tayyip Erdogan lors d'une rencontre avec Donald Trump. (photo: AFP/Mandel Ngan)

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a défié dimanche les menaces américaines de sanctions contre son pays après l’acquisition par Ankara de systèmes de missiles antiaériens russes S-400.

«Quelles que soient vos sanctions, ne traînez pas et appliquez-les», a déclaré Erdogan, lors d’un discours télévisé à Malatya. «Vous nous dites de renvoyer les S-400. Nous ne sommes pas un État tribal, nous sommes la Turquie», a-t-il ajouté.

Les États-Unis ont prévenu vendredi que leurs relations avec la Turquie, allié officiel au sein de l’OTAN, pourraient être gravement affectées. «Le ministère américain de la Défense condamne dans les termes les plus forts le test effectué le 16 octobre par la Turquie du système de défense aérienne S-400», avait déclaré un porte-parole du Pentagone, Jonathan Hoffman.

Menaces de Washington

L’acquisition des S-400 par la Turquie, dans un contexte de rapprochement entre Ankara et Moscou, a provoqué des frictions avec plusieurs pays occidentaux. Ils mettent en avant l’incompatibilité de ces systèmes russes avec les dispositifs de l’OTAN.

En réaction à la livraison de la première batterie l’an dernier, les États-Unis ont suspendu la participation de la Turquie au programme de fabrication de l’avion de guerre américain dernier cri F-35. Selon eux, les S-400 pourraient en percer les secrets technologiques. Washington a également menacé Ankara de sanctions si les S-400 étaient activés. Les informations sur cet essai ont immédiatement poussé les partisans de ces sanctions à demander au gouvernement américain de passer à l’acte.

(L'essentiel/afp)