Pour Erdogan

04 décembre 2020 13:23; Act: 04.12.2020 14:53 Print

La France doit «se débarrasser» de Macron

Le chef d’État turc a émis, vendredi, l'espoir de voir la France «se débarrasser le plus tôt possible» du président français.

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Erdogan s'en est encore pris à Macron. (photo: AFP/Adem Altan)

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«Macron est un problème pour la France. Avec Macron, la France vit une période très dangereuse. J'espère que la France va se débarrasser du problème Macron, le plus tôt possible», a déclaré M. Erdogan, à des journalistes à Istanbul, après avoir participé à la prière du vendredi, dans l'ex-cathédrale Sainte-Sophie, transformée en mosquée en juillet.

Les relations entre la Turquie et la France se sont progressivement dégradées depuis l'an dernier, en raison notamment de désaccords sur la Syrie, la Libye, la Méditerranée orientale et plus récemment le conflit entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie au Nagorny Karabakh.

Mais les tensions ont été exacerbées en octobre lorsque M. Erdogan a mis en cause la «santé mentale» de M. Macron, l'accusant de mener une «campagne de haine» contre l'islam pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet et pour son discours contre le «séparatisme» islamiste en France.

«Le peuple turc mérite autre chose»

M. Erdogan a affirmé vendredi que la France, qui copréside le groupe dit de Minsk chargé de favoriser un règlement au conflit entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, avait «perdu son rôle de médiateur» après que le Sénat et l'Assemblée nationale français ont adopté des résolutions favorables à une reconnaissance du Nagorny Karabakh. «Mon cher ami Aliev (le président azerbaïdjanais Ilham Aliev) a donné un conseil aux Français leur disant que s'ils aiment tant les Arméniens, ils n'ont qu'à leur donner Marseille. Moi aussi, je leur donne le même conseil», a-t-il ajouté.

Dans une apparente allusion aux actions du gouvernement turc et à leurs conséquences, M. Macron avait affirmé en septembre que «le peuple turc, qui est un grand peuple, mérite autre chose». Ankara avait vivement réagi à ces propos, qu'il a perçus comme une tentative de dresser le peuple turc contre le président Erdogan.

(L'essentiel/afp)