Golfe persique

04 août 2019 17:27; Act: 04.08.2019 17:29 Print

Et encore un pétrolier «étranger» saisi par l'Iran

Le tanker, saisi par l'Iran, transportait du pétrole de contrebande à destination d'États arabes. Les sept marins à bord ont été arrêtés.

storybild

Les forces navales des Gardiens de la Révolution. (photo: archive/photo d'illustration)

Sur ce sujet
Une faute?

L'Iran a annoncé dimanche la saisie d'un navire «étranger» dans le Golfe. Il s'agit du troisième bateau arraisonné par la République islamique en moins d'un mois dans cette région stratégique au coeur des tensions entre Téhéran et Washington.

Les forces navales des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, ont saisi le navire-citerne dont la nationalité n'a pas été précisée dans l'immédiat. Sept étrangers membres de l'équipage ont été arrêtés lors de cette opération survenue mercredi, selon l'agence de presse Fars. Le navire arraisonné transportait «700 000 litres de carburant de contrebande autour de l'île de Farsi», dans le nord du Golfe, a précisé l'agence de presse IRNA, en citant un communiqué des Gardiens de la Révolution.

Trois navires saisis

Il a été transféré vers le port Bouchehr (sud). «Sa cargaison de carburant de contrebande remise aux autorités» en coordination avec la justice iranienne, selon la même source. Le bateau se dirigeait vers des pays arabes du Golfe, selon le général Ramezan Zirahi, commandant des forces des Gardiens de la Révolution ayant mené la saisie.

Il s'agit du troisième navire saisi par l'Iran depuis le 14 juillet dans le Golfe. Le tiers du pétrole acheminé par voie maritime sur la planète transite par le détroit d'Ormuz situé dans cette région, selon l'Agence américaine d'information sur l'Énergie. Le 14 juillet, l'Iran a intercepté un pétrolier battant pavillon panaméen le MT Riah, accusé également de transporter du pétrole de contrebande. Cinq jours plus tard, le 19 juillet, la marine iranienne a arraisonné un pétrolier suédois battant pavillon britannique, le Stena Impero, soupçonné de «non-respect du code maritime international».dit.

(L'essentiel/afp)