Tensions en Bolivie

10 novembre 2019 16:03; Act: 11.11.2019 17:45 Print

Evo Morales annonce une nouvelle élection

Le président dont la réélection du 20 octobre est fortement contestée, a finalement accepté d'organiser une nouvelle élection, comme il l'a annoncé dimanche.

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La réélection d'Evo Morales est très contestée. (photo: AFP/Enzo de Luca)

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Le président Evo Morales a annoncé dimanche qu'il convoquerait de nouvelles élections en Bolivie, où la contestation du scrutin du 20 octobre, qui a abouti à sa réélection pour un quatrième mandat, n'a cessé de prendre de l'ampleur depuis trois semaines. Face à la tension extrême que traverse désormais le pays, Evo Morales, 60 ans, a préféré accepter ce qu'il refusait d'envisager jusqu'ici.

«J'ai décidé de renouveler l'ensemble des membres du Tribunal électoral suprême (TSE)», a-t-il déclaré lors d'une intervention télévisée, en annonçant qu'il «convoquerait de nouvelles élections qui permettront, en votant, au peuple bolivien d'élire démocratiquement de nouvelles autorités». Evo Morales n'a pas spécifié s'il se représenterait à ces nouvelles élections et n'a pas plus indiqué les dates auxquelles elles auraient lieu. Peu auparavant, l'Organisation des États américains (OEA) avait demandé l'annulation de la présidentielle du 20 octobre, entachée de fraudes selon elle.

Une situation de plus en plus critique

Le scrutin du 20 octobre a abouti à la réélection à la présidence, pour un quatrième mandat jusqu'en 2025, d'Evo Morales, un leader indigène de gauche, au pouvoir depuis 2006. Un tel quatrième mandat avait pourtant été rejeté par référendum en février 2016. Son score annoncé par le TSE, dépassant de plus de dix points celui du centriste Carlos Mesa, avait aussitôt été qualifié de frauduleux par l'opposition. Evo Morales a annoncé dimanche que le Parlement, où il dispose de la majorité, se réunirait «dans les prochaines heures», pour que les partis boliviens puissent définir les moyens de renouveler le TSE.

Les signes d'aggravation de la situation se multipliaient ces dernières heures, avec des mutineries d'unités policières et l'occupation de médias d'État par des manifestants. Evo Morales avait encore lancé samedi un appel au dialogue, rejeté aussitôt par l'opposition. La vague de contestation qui secoue le pays depuis trois semaines a fait trois morts et 200 blessés. Une foule de manifestants hostiles à M. Morales a occupé samedi à La Paz les sièges de deux médias d'État, Bolivia TV et Radio Patria Nueva, et a contraint leurs employés à quitter les lieux.

(L'essentiel/afp)

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