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04 décembre 2020 12:20; Act: 04.12.2020 12:28 Print

Huawei discute pour libérer Meng Wanzhou

Les avocats de Meng Wanzhou négocient avec le département américain de la Justice un accord qui permettrait à la directrice financière de rentrer en Chine.

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Les avocats de Meng Wanzhou et le département de la Justice discutent cette semaine dans l’espoir de parvenir à un compromis avant le départ de l’administration Trump, le 20 janvier. (photo: AFP)

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Le géant chinois des télécoms Huawei discute d’un accord avec l’administration américaine qui permettrait à sa directrice financière Meng Wanzhou de regagner la Chine, deux ans après son arrestation au Canada, affirme jeudi le Wall Street Journal (WSJ). Meng Wanzhou, fille du fondateur du numéro deux mondial des smartphones, est en liberté surveillée à Vancouver, depuis son interpellation, fin 2018, à l’aéroport de la cité canadienne.

Elle fait l’objet d’une demande d’extradition des États-Unis, qui lui reprochent d’avoir menti quant aux liens de Huawei avec l’Iran, en violation de l’embargo américain contre ce pays. Son arrestation a provoqué une crise diplomatique majeure entre la Chine et le Canada. Deux ressortissants canadiens, arrêtés en Chine peu après Meng Wanzhou, sont toujours en détention dans ce pays sous l’accusation d’espionnage.

D’après le WSJ, les avocats de Meng Wanzhou ont discuté avec le département américain de la Justice d’un accord qui permettrait à la responsable chinoise de regagner son pays, à condition qu’elle reconnaisse certaines des accusations portées contre elle. Le quotidien américain, qui cite des sources proches du dossier, précise que l’intéressée s’est jusqu’à présent refusée à un tel accord, estimant n’avoir rien à se reprocher.

Le sort de deux Canadiens en jeu

Ses avocats et le département de la Justice discutent cette semaine dans l’espoir de parvenir à un compromis avant le départ de l’administration Trump le 20 janvier, ajoute le WSJ. Interrogé vendredi par l’AFP, le siège de Huawei en Chine s’est refusé à tout commentaire sur ces informations.

Un accord pourrait aussi faciliter la libération des deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, détenus en Chine depuis deux ans, selon le quotidien new-yorkais. Le gouvernement chinois comme Huawei ont systématiquement démenti les accusations de Washington contre Meng Wanzhou, Pékin estimant que l’administration américaine cherche avant tout à affaiblir une entreprise chinoise de pointe.

Huawei est visé par un arsenal de sanctions aux États-Unis, qui accusent sans preuve le groupe de télécoms d’espionnage potentiel au profit du régime communiste. Washington a notamment interdit à ses entreprises de vendre des équipements à Huawei et a convaincu nombre de ses alliés de se passer du chinois pour l’installation de leurs réseaux 5G, la cinquième génération de l’Internet mobile, pour laquelle Huawei fait figure de leader mondial.

(L'essentiel/AFP)