États-Unis

14 février 2020 07:04; Act: 14.02.2020 10:03 Print

Il l'envoie tuer sa femme, elle frappe en s'excusant

Un ex-militaire américain a écopé, lundi, d'une peine de 35 ans de prison, pour avoir envoyé sa maîtresse tuer son épouse, dans le but de toucher son assurance vie.

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Un ancien médecin de l'armée américaine a été condamné, lundi, à 35 ans de prison, pour son implication dans la mort de son épouse, survenue il y a six ans à Hawaï. En octobre dernier, Michael Walker avait plaidé coupable du meurtre au second degré de Catherine Walker, 38 ans. Ailsa Jackson, qui était la maîtresse de l'Américain de 40 ans, a pour sa part écopé d'une peine de 30 ans de prison.

Selon le Honolulu Star-Advertiser, Michael et Ailsa avaient une liaison en 2014. L'individu a expliqué à sa maîtresse qu'il n'avait pas les moyens financiers de divorcer mais qu'il recevrait 400 000 dollars de l'assurance vie de sa femme si elle venait à décéder. Walker a fini par convaincre la jeune femme de poignarder à mort son épouse. Il s'est assuré qu'elle passe à l'acte au moment où il travaillait aux urgences de l'hôpital militaire de Honolulu et communiquait par messages codés via SMS avec Ailsa.

«Vous aviez le contrôle»

Arrêtée en 2015 dans l'Indiana, la jeune femme alors âgée de 24 ans a avoué le meurtre. Ailsa a expliqué avoir poignardé Catherine chez elle, tout en lui présentant ses excuses. La victime aurait dit à son agresseuse qu'elle lui pardonnait. Après son passage à l'acte, la jeune femme a attendu une demi-heure pour s'assurer que Catherine était bien morte.

Elle a échappé à une peine de prison à perpétuité en aidant les autorités à coincer son ex-amant, qui avait par ailleurs déjà été condamné pour une agression sexuelle sur un jeune garçon. «Mme Jackson tenait le couteau qui a tué votre femme. Et c'était un acte terrible, terrible. Mais il me semble que vous aviez le contrôle. Qu'elle a fait ce qu'elle a fait parce que vous le vouliez. Et vous saviez qu'elle avait des problèmes de santé mentale», a lancé le juge à Michael Walker lors de la lecture du verdict. «J'aime énormément Cathy et je ferais n'importe quoi pour la ramener», a dit l'accusé à la famille de la victime à l'issue du procès.

(L'essentiel/joc)