Après l'ouragan

12 octobre 2018 07:08; Act: 12.10.2018 09:49 Print

Il ne reste plus grand-​​chose de Mexico Beach

L'ouragan Michael a tout balayé sur une centaine de mètres entre la plage et la route côtière, dans cette petite station balnéaire de Floride, vidée de ses habitants.

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Sur ce sujet

À Mexico Beach, on n'entend plus que les alarmes anti-incendies des maisons dévastées par l'ouragan Michael, et les engins de chantier qui déblayent les voies d'accès. Les rafales de vent ont frappé en plein cœur, mercredi, cette destination de vacances appréciée de nombreuses familles, qui compte un millier de résidents à l'année, dont beaucoup de retraités. L'ouragan de catégorie 4 a tout balayé sur une centaine de mètres entre la plage et la route côtière.

Les bungalows en bois construits sans fondations ont été emportés, et les débris (éviers, machines à laver, vélos, etc.) sont éparpillés sur le sol boueux. Les maisons sur pilotis, plus solides, ont tenu le choc. Mais les portes et fenêtres sont éventrées. Sur la marina, les bateaux de plaisance sont échoués sur la rive, et certains ont été poussés jusque sur la route. La ville a été vidée de la plupart de ses habitants par les forces de l'ordre, qui quadrillent la localité à la recherche de victimes. Mais certains sont restés et racontent avoir vécu l'enfer.

Rose Loth, 53 ans, était calfeutrée dans sa maison avec son mari et son chien quand l'ouragan est passé. «Une fenêtre s'est brisée, on l'a bâchée pour éviter que la pluie rentre mais la maison s'est mise à trembler. On a alors cassé une autre vitre pour laisser passer le flot d'air», raconte-t-elle. «Je pense que c'est la seule chose qui nous a sauvés», dit cette femme de 53 ans, qui travaille à la base militaire de Tyndall, à quelques kilomètres vers Panama City, autre ville ayant aussi subi de gros dégâts.

L'eau a envahi son garage et sa salle à manger, à plus de deux mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle est la seule habitante à être restée sur les cinq maisons de sa rangée. «On a eu très peur, on n'avait jamais vu quelque chose comme ça. Je ne resterai pas pour le prochain ouragan», dit-elle, au milieu du bruit lancinant des alarmes anti-incendies des maisons alentours. Il n'y a plus d'eau, plus d'électricité, ni de réseaux de téléphonie mobile.

Du porte-à-porte

D'autres habitants se sont retrouvés bloqués à l'entrée de la ville après s'être ravitaillés à Panama City. Joyce Overstreet, propriétaire d'une société de fabrication de métaux de 61 ans, attend dans sa voiture l'autorisation de rentrer chez elle. «C'était lugubre, sombre, terrifiant, on avait l'impression que ça ne s'arrêterait jamais», raconte-t-elle sur le passage de l'ouragan. Les habitants ont laissé la place aux engins de chantier qui déblaient la route, poussant les décombres sur les côtés et aux services de secours. Ils se sont attelés à rechercher et porter secours aux éventuelles victimes.

Avec son équipe venue de La Nouvelle-Orléans, Christopher Keller a passé sa journée à faire du porte-à-porte. «On regarde si personne n'est piégé sous les décombres, sous un meuble. Ça peut arriver en cas de montée des eaux», explique ce responsable local de la Sécurité intérieure, qui vient de passer trois semaines en Caroline du Sud pour aider les victimes de l'ouragan Florence, mi-septembre.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Oufti le 12.10.2018 07:52 Report dénoncer ce commentaire

    En même temps, les américains et leurs maisons en carton...

  • yes.no le 12.10.2018 08:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Maisons en bois? Bravo, reconstruisez les de nouveaux.

  • Envirronnement le 12.10.2018 08:03 Report dénoncer ce commentaire

    C'est très triste pour les habitants mais le mieux serait peut-être de ne pas reconstruire ici et de laisse une "bande verte" entre le littoral la route côtière. une centaine de metre de forêt serait une bonne chose !

Les derniers commentaires

  • maison en chiffon le 12.10.2018 11:40 Report dénoncer ce commentaire

    je ne comprendrai jamais les américains. Ils ont depuis des lustres des ouragans et ils construisent des maisons en bois...Sont ils si neuneus que cela pour ne pas les construire en dur ? Perso je ne pleure pas pour eux.

  • DMXBRYAN le 12.10.2018 09:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Justement cela coûte moins chère pour construire. Et vue qu'en Amérique il y a souvent des tempêtes ils les font en bois pour pouvoir reconstruire. Alors que si ils le font en béton peut être qu elle serra quand même détruite ou pas. Mais c est un risque a prendre.

  • Binouzeur le 12.10.2018 09:00 Report dénoncer ce commentaire

    Les images le montre bien, les maisons en "dur" sont intactes. On à déjà eu chez nous de très grosses tempêtes qui ont détruits des forêts complètes, arraché la plupart des toitures et des bâtiments légers, etc... en 1999 par exemple, il y en avait déjà eu une autre une dizaine d'années plus tôt. Alors oui, les maisons en bois ont volées, oui, les régions côtières sont plus soumises au vent, mais il est possible d'y vivre, et non le réchauffement climatique n'est pas le principal responsable de ces dégâts. c'est triste pour les habitants mais leurs maisons seront vites reconstruites...en bois

  • ikonoklast le 12.10.2018 08:36 Report dénoncer ce commentaire

    Moi perso je ne reconstruirais pas à ces endroits... c'est que la nature a fait un gros ménage, les gens devraient s'installer plus loin, car oui c'est une belle vue, mais la mer reste un élément naturel... Bon courage aux sinistrés cependant, en outre aux USA, si ils ont pas d'assurances persos..... système à 2 vitesses

  • Réaliste le 12.10.2018 08:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une petite vengeance de la nature avec tout le mal que nous lui faisons j approuve.