Football américain

16 juin 2019 18:27; Act: 17.06.2019 17:30 Print

Il y a 25 ans, la folle fuite d'O.J. Simpson

Le 17 juin 1994, la course poursuite entre l'ancienne gloire du football américain et la police fascinait les États-Unis.

Sur ce sujet
Une faute?

Voici 25 ans, une Ford Bronco blanche sur les autoroutes de Los Angeles avait fasciné toute une nation: à son bord se trouvait O.J. Simpson, ancienne gloire du football américain, soupçonné de meurtre et suivi à faible allure par une noria de voitures de police.

Le 17 juin 1994, le spectacle - retransmis en direct par les télévisions grâce aux hélicoptères suivant cette poursuite - avait captivé quelque 95 millions d'Américains, davantage que la finale du championnat de football américain tenue la même année. L'engouement du public était tel en ce vendredi soir que les livraisons de pizza à domicile avaient explosé pendant deux heures, le temps qu'O.J. Simpson retourne finalement chez lui et ne se rende aux dizaines de policiers présents sur place.

Fascinés

«Nous étions tous autour du poste, personne ne respirait... On restait là, complètement fascinés», se souvient Kim Goldman, dans un récent podcast. De nombreux habitants de Los Angeles s'étaient postés le long du trajet de la Ford Bronco, conduite par un ami, pour encourager le fuyard mais Kim Goldman et son père, eux, voulaient «qu'il soit interpellé pour répondre de ses actes».

Cinq jours plus tôt, son frère Ron avait été poignardé à mort en compagnie de Nicole Brown Simpson, l'ex-épouse de la star qui allait être jugée pour ce double meurtre. En 1995, à l'issue d'un procès surmédiatisé et qui a profondément remué les tensions raciales dans le pays, Simpson a été reconnu non coupable par un jury populaire.

Innocent sur le plan pénal, Orenthal James Simpson a pourtant été reconnu deux ans plus tard responsable sur le plan civil de la mort de son ex-femme et de Ron Goldman. À ce titre, il a été condamné à verser plus de 33 millions de dollars de dommages et intérêts à la famille Goldman mais n'en a, à ce jour, payé qu'une petite partie. L'athlète a toujours protesté de son innocence.

Pourquoi cette fascination? D'après Geoffrey Alpert, enseignant la criminologie à l'université de Caroline du Sud et spécialiste des courses poursuites, la célébrité d'O.J. Simpson n'a fait que décupler l'intérêt d'un public déjà naturellement avide de situations dangereuses. «Et les médias sont encore plus fascinés par ce genre de choses aux États-Unis qu'ailleurs dans le monde», estime l'enseignant, évoquant un far west «où quelqu'un dévalise une banque et le shérif saute sur son cheval pour le prendre en chasse».

Mais le champion de football n'a pas complètement échappé à la prison: en septembre 2007, il a fait irruption avec cinq hommes de main dans un casino de Las Vegas pour «récupérer», sous la menace d'armes, des souvenirs sportifs. Condamné pour ces faits, il devait purger jusqu'à 33 ans de prison mais a bénéficié d'une remise de peine et a finalement été libéré le 1er octobre 2017, après sept ans derrière les barreaux. Aujourd'hui âgé de 71 ans, il coule une retraite paisible à Las Vegas.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.