Souvenir au Japon

06 août 2020 08:28; Act: 06.08.2020 10:32 Print

Il y a 75 ans, la première bombe atomique

Le 6 août 1945, s’est déroulée la première attaque nucléaire de l’histoire à Hiroshima. Les Japonais ont rendu hommage aux victimes, malgré la pandémie.

storybild

Durant la cérémonie, une prière silencieuse s’est tenue à 08h15 pile heure locale (01h15 en Suisse), marquant l’instant précis où la bombe atomique a explosé dans le ciel de Hiroshima, il y a 75 ans. (photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

Le Japon a commémoré jeudi la première attaque nucléaire de l’histoire, survenue il y a 75 ans le 6 août 1945 à Hiroshima, dans le contexte particulier de la pandémie de coronavirus. Elle a contraint à limiter cette année les hommages aux victimes. Des survivants de la bombe atomique, des descendants de victimes, le Premier ministre japonais Shinzo Abe et quelques représentants officiels étrangers ont participé à la principale cérémonie du souvenir en début de matinée à Hiroshima (ouest du Japon), la plupart portant des masques.

Le grand public en revanche n’avait pas été convié à l’événement en raison du Covid-19, et a dû se contenter de suivre la cérémonie en ligne. D’autres événements ont été complètement annulés, dont la cérémonie des lanternes flottantes de Hiroshima, déposées à la tombée de la nuit chaque 6 août en mémoire des victimes.

En comité restreint

Une prière silencieuse s’est tenue à 8h15 pile heure locale (1h15 au Luxembourg), marquant l’instant précis où la bombe atomique a explosé dans le ciel de Hiroshima, il y a 75 ans. «Nous ne devons jamais permettre que ce passé douloureux se répète», a déclaré dans un discours le maire de la ville, Kazumi Matsui, appelant la société civile à rejeter le «repli sur soi» des nationalismes.

«Je m’engage à faire de mon mieux pour l’avènement d’un monde sans armes nucléaires et d’une paix durable» a promis de son côté Shinzo Abe, souvent critiqué pour son intention de réviser la constitution pacifiste japonaise. La bombe «Little Boy» a fait environ 140 000 morts à Hiroshima. De nombreuses victimes ont été tuées sur le coup, et beaucoup d’autres sont aussi décédées des suites de leurs blessures ou des radiations dans les semaines et les mois suivants. Trois jours plus tard, une deuxième bombe A américaine était larguée sur Nagasaki (sud-ouest), causant 74 000 morts supplémentaires.

Ces deux bombes d’une puissance destructrice inédite à l’époque ont achevé de mettre le Japon à genoux: le 15 août 1945, l'empereur Hirohito annonçait à ses sujets la capitulation face aux Alliés, signant ainsi la fin de la Seconde Guerre mondiale.

(L'essentiel/afp)