Jordanie

20 mai 2019 22:49; Act: 20.05.2019 23:03 Print

Ils réapprennent à vivre après la guerre

Un sanctuaire donne une nouvelle vie aux animaux sauvages terrifiés par les conflits.

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«Aujourd'hui, ils sont plus joyeux, ils aiment jouer et sont contents de voir des visiteurs», se félicite Khaled Ayasra, employé d'Al Ma'wa for Nature and Wildlife. Mais cela n'a pas toujours été le cas de Sokkar et Loz. Ces deux ours noirs d'Asie ont été sauvés du zoo d'Alep en pleine guerre, en 2017.

Transférés dans le sanctuaire jordanien fondé par l'association Quatre Pattes et la Fondation Princesse Alia, ils ont d'abord été «terrifiés chaque fois qu'ils entendaient des avions». Pendant un an, ils allaient se cacher dans la pièce fermée de leur enclos lorsqu'il en passait.

Malnutrition et dents abîmées

Comme les deux ours, la centaine d'animaux sauvages recueillis par Quatre Pattes dans des zones de guerre et de conflit, comme Gaza, la Syrie et l'Irak, étaient en mauvaise santé. «La plupart souffraient de malnutrition, d'un manque de suivi médical, ils étaient amaigris et avaient les dents dans un état lamentable», selon Martin Bauer, porte-parole de l'organisation.

Aujourd'hui, 26 fauves et plantigrades reprennent goût à la vie dans la réserve de 140 hectares. Située à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Amman, dans la région de Jerash, elle est installée dans une zone montagneuse verdoyante.

Les lions de Gaza aussi

Soultane le lion et Sabrine la lionne avaient, eux, été évacués en 2014 par voie terrestre d'un zoo de Gaza, alors théâtre d'une nouvelle guerre avec Israël. «Soultane était très nerveux, très agité, il arrivait même qu'il détruise tout autour de lui dans l'enclos, raconte Khaled Ayasra. Mais aujourd'hui, il est calme, tout comme Sabrine d'ailleurs.»

(L'essentiel/aia/afp)