Manifestations en Irak

25 octobre 2020 10:12; Act: 26.10.2020 15:03 Print

Ils veulent relancer la «révolution d'octobre»

Un an après la «révolution d’octobre», dont les violences avaient engendré près de 600 morts, des milliers d’Irakiens dénoncent le fait que rien n’ait changé.

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Les manifestants étaient déjà dans la rue ce samedi 24 octobre, à la veille de l’anniversaire de la révolution menée l’an dernier. (photo: AFP)

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Des milliers d’Irakiens convergent dimanche sur la place Tahrir ou aux abords de la Zone verte, à Bagdad, pour dénoncer un pouvoir qui n’a toujours pas mené de réforme ni fait la lumière sur la répression de leur «révolution» de l’an dernier.

Pour Mohammed Ali, étudiant rencontré sur Tahrir par l’AFPTV, «c’est une journée importante: on est ici pour continuer le mouvement» lancé en octobre 2019 et marqué par des violences qui ont fait près de 600 morts et 30 000 blessés avant d’être éclipsé par les tensions entre l’Iran et les États-Unis puis par la pandémie de Covid-19. «On a les mêmes demandes que l’an dernier», a-t-il dit.

Autre objectif

En 2019, des centaines de milliers de manifestants ont bloqué durant des mois Bagdad et le sud de l’Irak, deuxième producteur de l’Opep, pour réclamer un renouvellement total de la classe politique, la fin de la corruption endémique et des emplois et des services pour tous. La contestation s’était transformée en village de tentes sur l’emblématique place Tahrir.

Cette année, s’ils sont de nouveau des milliers au milieu des bâches recouvertes des portraits des «martyrs», d’autres cortèges ont un autre objectif: la Zone verte, quartier ultrasécurisé où siègent le Parlement et le gouvernement irakiens mais aussi l’ambassade des États-Unis. Les États-Unis et l’Iran, pays ennemis, sont des principales puissances agissantes en Irak.

Rien n’a changé

En prévision des défilés à Bagdad, des barrages militaires quadrillent depuis samedi soir l’ensemble du centre de la capitale irakienne, empêchant tout véhicule d’approcher de Tahrir et des ponts menant à la Zone verte.

Des cordons de policiers anti-émeutes campés derrière leurs imposants boucliers barrent les accès à des manifestants brandissant des drapeaux irakiens.

Les militants eux-mêmes semblent divisés sur le parcours de la journée, certains estimant que Tahrir est l’unique espace sécurisé, alors qu’une tentative d’entrer dans la Zone verte - interdite d’accès aux Irakiens - pourrait les exposer à des violences. Ils entendent toutefois marquer l’anniversaire de leur révolte car ils estiment que rien n’a changé depuis un an.

(L'essentiel/AFP/NXP)

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