En Syrie

13 août 2020 15:10; Act: 13.08.2020 16:02 Print

Inquiétude après la mort d’enfants dans un camp

Le camp tentaculaire d’Al-Hol, en Syrie, abrite des dizaines de milliers de déplacés. Une ONG s’inquiète d’un pic de mortalité de jeunes enfants ces derniers jours.

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«Nous assistons à un échec collectif à tous les niveaux pour protéger les enfants», a déploré Sonia Khush, directrice de Save the Children en Syrie. (photo: KEYSTONE/archive)

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Huit enfants de moins de cinq ans sont morts en cinq jours dans le camp de déplacés d’Al-Hol, qui accueille notamment des familles de djihadistes dans le nord-est syrien, a annoncé jeudi l’ONG Save the Children, dénonçant un «échec» humanitaire collectif. Le taux de mortalité des enfants à Al-Hol a été «plus de trois fois plus élevé» entre le 6 et le 10 août que le taux moyen enregistré depuis le début de l’année, selon un communiqué de l’ONG britannique.

Le camp tentaculaire d’Al-Hol abrite des dizaines de milliers de déplacés, dont des familles de djihadistes du groupe Etat islamique (EI), et est géré par l’administration semi-autonome kurde qui contrôle une grande partie du nord-est de la Syrie.

«Nous assistons à un échec collectif à tous les niveaux pour protéger les enfants», a déploré Sonia Khush, directrice de Save the Children en Syrie, citée dans le communiqué. Elle dénonce «la mort tragique et évitable de huit enfants qui auraient pu recevoir le traitement dont ils avaient besoin pour survivre». Les enfants décédés souffraient «de problèmes cardiaques, d’hémorragies internes ou de malnutrition sévère».

«Le Conseil de sécurité de l’ONU ayant échoué à rouvrir le point de passage frontalier le plus proche», des «retards impardonnables» ont été observés dans l’arrivée de l’aide humanitaire, poursuit Mme Khush. Les capacités sanitaires du camp ont été réduites de 40%, selon Save the Children, avec un seul des trois hôpitaux de campagne toujours partiellement opérationnel. En vigueur depuis 2014, une autorisation transfrontalière de l’ONU permet d’acheminer de l’aide à la population syrienne sans l’aval de Damas.

(L'essentiel/afp)