Aux États-Unis

02 mai 2019 19:08; Act: 03.05.2019 16:04 Print

Jusqu'à 99 ans de prison pour un avortement

Un projet de loi visant à punir de prison tout médecin pratiquant l'avortement a été adopté mardi, dans l'état américain de l'Alabama.

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En Alabama, le texte ne prévoit pas d'exception en cas de viol ou d'inceste. (photo: Keystone)

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L'Alabama est en voie d'adopter une loi pour interdire aux médecins de pratiquer des interruptions de grossesse, sous peine de prison. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de plusieurs initiatives des conservateurs visant à restreindre le droit à l'avortement aux États-Unis.

Le projet de loi, adopté mardi par la Chambre des représentants de l'Alabama, prévoit des peines de prison de 10 à 99 ans pour les médecins pratiquant des interruptions volontaires de grossesse (IVG), sauf en cas d'urgence vitale pour la mère ou d'«anomalie létale» du fœtus. Le texte ne prévoit pas d'exception en cas de viol ou d'inceste. Il doit être validé par le Sénat, également contrôlé par les républicains, puis promulgué par la gouverneure républicaine de l'État, Kay Ivy.

Religion très prégnante

Une fois adopté, il sera probablement invalidé par les tribunaux. L'Alabama, un État du Sud où la religion est très prégnante, devrait alors introduire un recours devant la Cour suprême. L'idée est de la convaincre de revenir sur sa décision emblématique de 1973, «Roe v. Wade», qui a reconnu le droit des femmes à avorter tant que le fœtus n'est pas viable.

«La loi est simplement contre Roe v. Wade», a déclaré son auteure, la représentante républicaine, Terri Collins, lors des débats à la Chambre. «La décision prise en 1973 ne serait pas la même si on se repenchait sur la question», a-t-elle ajouté. Les conservateurs misent sur la nouvelle composition de la Cour suprême, où les juges progressistes sont en minorité depuis l'arrivée de deux magistrats choisis par le président Donald Trump.

Texte répressif

Le texte de l'Alabama est particulièrement répressif, mais 28 États américains ont introduit plus de 300 nouvelles règles depuis le début de l'année, afin de limiter l'accès à l'avortement, selon un décompte de l'Institut Guttmacher qui défend le droit des femmes à l'IVG.

Le Kentucky et le Mississippi ont ainsi interdit les avortements dès que les battements du cœur du fœtus sont détectables, soit environ à la sixième semaine de grossesse. Des mesures comparables sont en passe d'adoption en Géorgie, Ohio, Missouri et Tennessee. Un juge a bloqué la mise en œuvre de la loi du Kentucky, celle du Mississippi doit entrer en vigueur en juillet.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • dégoutée le 02.05.2019 19:37 Report dénoncer ce commentaire

    et vive le moyen age

  • Lincoln le 02.05.2019 19:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les États-Unis me déçoivent de plus en plus.

  • Supra le 02.05.2019 19:45 Report dénoncer ce commentaire

    juste triste .... un enfant a le droit d'avoir des parents qui le désirent et qui l'aiment. Ca sert à quoi de faire un enfant non désiré qui sera rejeté, abandonné, mal aimé. Un foetus de quelques semaines ne peut pas se demander si il a envie de vivre ou non. Personne ne se souvient de sa vie intra utérine !!!! Il y a assez de monde sur cette terre.

Les derniers commentaires

  • Diktat le 04.05.2019 12:59 Report dénoncer ce commentaire

    Jamais entendu parlé de la liberté ? Si une femme refuse d'avorter, suite à un viol, ou un raté de la contraception, même en sachant que ca va gâcher sa vie et celle de son enfant (ce qui ne serait peut-être pas le cas si elle avait l'enfant plus tard), c'est son choix. Mais que celles-ci, ainsi que des hommes qui ne seront jamais confronté à ce choix, imposent leur "principes", leurs tabous, leur croyances aux autres, non!

  • Survie le 04.05.2019 12:37 Report dénoncer ce commentaire

    L'humanité est sur le point de disparaitre à cause de la surpopulation. Nous sommes 7 milliards sur cette pauvre planète et c'est clairement beaucoup trop. Pour éviter les guerres qui vont régler le problème de façon horrible, il faudrait contrôler notre natalité. Mais on fait tout le contraire.

  • ladeux le 03.05.2019 09:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Supra enfant issu d'un viol, enfant non désiré malgré toutes les précautions prises, accident de la vie ( premiers rapports sexuelles).... oui à l'avortement

  • Le Franc le 03.05.2019 07:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vous avez raison un enfant a le droit d’être aimé mais n’a-t-il pas le droit de continuer à vivre ? On apporte maintenant plus de considération aux animaux qu’aux être humains...

  • Fairytale le 02.05.2019 22:30 Report dénoncer ce commentaire

    Et ils sont contents de retourner 100 ans en arrière... quelle tristesse !