Boeing abattu

14 juillet 2020 16:18; Act: 14.07.2020 17:09 Print

Kiev «fera tout pour que l'Iran paie très cher»

Selon un rapport iranien, le crash du Boeing ukrainien qui a fait 176 morts en janvier, a été causé par une erreur de réglage de radar. L’Ukraine n'y croit pas.

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L'Ukraine a contesté mardi la thèse iranienne selon laquelle une «erreur humaine», le mauvais réglage d'un radar militaire, était l'«élément-clé» à l'origine du drame du Boeing ukrainien, abattu le 8 janvier, près de Téhéran. «L'Ukraine ne peut pas être d'accord avec» la thèse selon laquelle «l'avion avait été abattu à la suite d'une erreur humaine», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.

«Imposer des interprétations est une erreur», il faut d'abord «se concentrer sur l'établissement des faits», a-t-il souligné. Kiev va «tout faire pour que l'Iran paie le prix le plus élevé» pour ce drame, a encore fait valoir le ministre. Après avoir longuement rechigné à le faire, Téhéran s'est déclaré prêt à négocier des compensations liées à cette catastrophe aérienne, selon la même source.

«Pas particulièrement crédible»

Une délégation iranienne est attendue à Kiev entre les 20 et 30 juillet, a encore précisé le ministre. Un rapport de l'Aviation civile iranienne publié samedi a identifié le mauvais réglage d'un radar militaire dû à une «erreur humaine» comme l'«élément clef» à l'origine de ce drame. Un haut responsable ukrainien a estimé dimanche, sous couvert d'anonymat auprès de l'AFP, que cette version n'était «pas particulièrement crédible», en raison du trop grand nombre de versions avancées puis modifiées par Téhéran.

Les forces armées iraniennes ont reconnu le 11 janvier avoir abattu «par erreur» trois jours plus tôt le Boeing assurant le vol PS 752 d'Ukraine International Airlines entre Téhéran et Kiev, peu après son décollage de l'aéroport international de Téhéran. La catastrophe avait coûté la vie aux 176 personnes à bord de l'appareil, en majorité des Iraniens et des Canadiens, ainsi que les 11 membres d'équipage ukrainiens. Le 20 juillet, l'analyse des boîtes noires de l'avion doit commencer en France.

(L'essentiel/AFP)