Cyclone au Mozambique

21 mars 2019 09:11; Act: 21.03.2019 12:16 Print

L'aide aux victimes s'organise difficilement

Le cyclone Idai a provoqué de nombreux dégâts, cette semaine, au Mozambique. Les secouristes ont du mal à s'organiser face à cette terrible crise humanitaire.

Voir le diaporama en grand »

Sur ce sujet
Une faute?

Hélitreuillage de rescapés bloqués dans des arbres et sur des toits, distribution de nourriture, construction de camps: les secours s'organisent difficilement pour venir en aide aux centaines de milliers de sinistrés du cyclone meurtrier qui a balayé l'Afrique australe. L'ONU a annoncé, mercredi, le lancement d'un appel de fonds massif aux pays membres pour financer les opérations de secours, cinq jours après que le cyclone Idai a ravagé trois pays de la région, le Mozambique, le Zimbabwe et le Malawi.

«C'est la pire crise humanitaire dans l'histoire récente du Mozambique», a estimé la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR). «Nous ne connaissons pas encore assez bien le niveau des destructions pour donner une estimation précise» du montant de l'appel de fonds, a déclaré Farhan Haq, porte-parole de l'ONU. Le cyclone survenu vendredi, qui a provoqué des glissements de terrain et des inondations, a fait au moins 202 morts au Mozambique, où quelque 350 000 personnes sont sinistrées. Le bilan final pourrait dépasser le millier de morts.

Les secouristes dépassés

Au Zimbabwe voisin, il y a au moins 100 morts et plus de 15 000 personnes sont sinistrées. Au Malawi, près d'un million de personnes ont été affectées par le cyclone et plus de 80 000 d'entre elles ont dû quitter leurs foyers, selon l'ONU. La priorité est avant tout de secourir les milliers de personnes qui ont trouvé refuge sur des arbres, des toits ou des îlots laissés libres par les inondations. «Nous avons des milliers de personnes qui, depuis plus de trois jours, sont bloquées sur des toits et des arbres dans l'attente d'être secourues», a déclaré mercredi Caroline Haga, chargée de communication pour la FICR.

Dépassés par l'ampleur de la catastrophe, les sauveteurs sont confrontés à des choix draconiens. «Malheureusement on ne peut pas venir en aide à tout le monde, donc notre priorité, ce sont les femmes, les enfants et les blessés», a expliqué Caroline Haga. Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui compte venir en aide à quelque 600 000 personnes dans la région, a commencé les distributions de nourriture.

(L'essentiel/afp)