Au Venezuela

06 février 2019 07:15; Act: 06.02.2019 10:53 Print

L'aide humanitaire en partie bloquée par l'armée

L'armée vénézuélienne bloque un pont qui doit servir à acheminer de l'aide humanitaire vitale dans le pays.

Sur ce sujet
Une faute?

Des militaires vénézuéliens ont bloqué mardi, un pont à la frontière avec la Colombie, a déclaré un député de l'opposition. Une aide humanitaire internationale est attendue au Venezuela, pays soumis à une grave pénurie de vivres et de médicaments.

L'accès au pont de Tienditas, qui relie les localités de Cucuta, en Colombie, et d'Urena, au Venezuela, a été barré par un camion-citerne et un grand conteneur, a constaté une équipe de l'AFP, sur place.

Selon le député, le passage sur le pont a été coupé après un incident confus survenu à Urena lors de l'arrivée de militaires arrivés à bord de véhicules blindés surveiller la frontière. Trois personnes auraient été blessées, lorsqu'un blindé a renversé des motocyclistes.

Le pont de Tienditas n'est pas en service actuellement. Il aurait dû être inauguré en 2016, mais la fermeture de la frontière entre le Venezuela et la Colombie, ordonnée à la fin 2015 par le président vénézuélien Nicolás Maduro et levée plusieurs mois plus tard, a retardé son ouverture.

Graves pénuries

Selon des informations de presse, ce pont devait cependant être l'une des voies choisies pour l'entrée d'aide humanitaire internationale au Venezuela. Mais le député a déclaré que "cela n'avait pas été décidé" pour le moment.

Le président du Parlement, Juan Guaido, reconnu par une quarantaine de pays comme le président par intérim du Venezuela, a sommé l'armée de ne pas empêcher l'entrée en territoire vénézuélien de l'aide humanitaire qu'il réclame.

La population subit depuis longtemps de graves pénuries d'aliments de première nécessité et de médicaments en raison de la crise économique que connaît le Venezuela. Le président Maduro s'oppose pour sa part à cette entreprise d'aide humanitaire, qu'il considère comme un «prétexte» pour justifier une éventuelle intervention armée étrangère. «Le Venezuela n'a pas besoin de demander l'aumône», a-t-il lancé. «S'ils veulent aider, qu'ils mettent fin au blocus et aux sanctions» qui frappent le Venezuela.

(L'essentiel/nxp/afp)