Ex-président algérien

19 septembre 2021 15:39; Act: 19.09.2021 19:59 Print

Bouteflika a été inhumé discrètement

Le cortège funèbre est en route pour le cimetière d’El Alia à Alger où le président, des membres du gouvernement et des diplomates étrangers sont présents.

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La dépouille a été portée sur un affût de canon tiré par un véhicule blindé couvert de fleurs. (photo: AFP)

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L'ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika a été inhumé dimanche à Alger dans un carré du cimetière El Alia, réservé aux héros de la guerre d'indépendance, mais il a reçu bien moins d'honneurs que ses prédécesseurs. Chassé du pouvoir en 2019, Abdelaziz Bouteflika (1999-2019) qui détenait le record de longévité à la tête de l'Algérie, s'est éteint vendredi à l'âge de 84 ans dans sa résidence médicalisée de Zeralda dans l'ouest d'Alger.

La dépouille a été portée sur une trentaine de kilomètres jusqu'au cimetière d'El Alia, sur un affût de canon tracté par un véhicule blindé couvert de fleurs, encadré de motards en livrée blanche. Aux côtés de la famille, le président Abdelmadjid Tebboune, qui fut Premier ministre sous Bouteflika, le gouvernement au complet, le chef d'état-major de l'armée, et des diplomates étrangers étaient présents, selon l'agence officielle APS. M. Tebboune a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe et des salves ont été tirées par la Garde républicaine.

Embarras officiel

À l'issue de la cérémonie, quelque 200 sympathisants du président défunt se sont recueillis et ont fleuri la sépulture, selon un photographe de l'AFP. Pour Rokia, 49 ans, membre d'une assemblée populaire communale, c'était «notre deuxième père»: quand il était devenu président en 1999, à la fin de la décennie noire de guerre civile (1992-2002, 200 000 morts), «il y avait des massacres, beaucoup de sang a coulé, mais il consacré sa vie à rendre la paix et la sécurité en Algérie», dit-elle avec reconnaissance.

Pourtant, illustration d'un certain embarras officiel, l'exposition de la dépouille initialement prévue au Palais du peuple d'Alger avait été annulée. Tous ses prédécesseurs et son ex-chef d'état major Ahmed Gaïd Salah avaient eu droit à cet honneur. Le ministre des moudjahidine (les anciens combattants), Laïd Rebigua, a prononcé l'oraison funèbre de celui qui fut aussi, dans les années 1970, un flamboyant chef de la diplomatie algérienne pendant 14 ans. La dépouille a ensuite été mise en terre au carré des Martyrs, aux côtés des figures de la guerre d'indépendance (1954-1962).

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Personnage sinistre le 19.09.2021 23:38 Report dénoncer ce commentaire

    C'est triste à dire, mais il n'était plus vivant depuis un moment. Un homme d'Etat qui sera vite oublié.

Les derniers commentaires

  • Personnage sinistre le 19.09.2021 23:38 Report dénoncer ce commentaire

    C'est triste à dire, mais il n'était plus vivant depuis un moment. Un homme d'Etat qui sera vite oublié.