Algérie

18 septembre 2021 07:58; Act: 18.09.2021 12:45 Print

L’ancien président Abdelaziz Bouteflika est mort

L’ancien président d’Algérie est décédé vendredi, à l’âge de 84 ans, a annoncé la télévision nationale. Il avait dirigé le pays pendant vingt ans, de 1999 à 2019.

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Abdelaziz Bouteflika, à Alger le 15 juin 2015. (photo: AFP)

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L’ancien président Algérien Abdelaziz Bouteflika, chassé du pouvoir en 2019 après des manifestations massives contre sa volonté de briguer un nouveau mandat, est décédé vendredi à l’âge de 84 ans. «Décès de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika», a indiqué un bandeau déroulant à la télévision nationale, citant un communiqué de la présidence de la République.

La date de son enterrement n’a pas été annoncée. Depuis sa chute spectaculaire en avril 2019 sous la pression de l’armée et de la rue, celui que les Algériens appelaient familièrement «Boutef» était resté retranché dans la solitude dans sa résidence médicalisée de Zeralda, à l’ouest d’Alger, alors que ses proches étaient poursuivis en justice pour des accusations de corruption.

Sa chute était devenue inéluctable après des semaines de manifestations massives contre sa volonté de briguer un cinquième quinquennat, après 20 ans au pouvoir, malgré sa maladie. Abdelaziz Bouteflika, né le 2 mars 1937, est décédé à «22h (23h au Luxembourg) à son lieu de résidence», selon la chaîne privée El Hayet TV.

Longévité exceptionnelle

Omniprésent dans la vie politique algérienne durant des décennies, mais devenu quasi invisible depuis un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2013, Abdelaziz Bouteflika n’avait donné aucun signe de vie depuis que le mouvement de contestation populaire du «Hirak» et l’armée l’avaient contraint à la démission.

Ce jour-là, il était apparu pour la dernière fois à la télévision pour annoncer qu’il jetait l’éponge. Le Hirak s’est toutefois poursuivi malgré l’éviction d’Abdelaziz Bouteflika et de son clan, puis l’élection en 2019 de son successeur Abdelmadjid Tebboune. Le mouvement réclame le démantèlement du système de gouvernance en place depuis l’indépendance en 1962, mais les autorités affirment que les principales revendications des protestataires ont été satisfaites.

Le quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika s’était déroulé sur fond de dégringolade des prix du pétrole pour une économie très dépendante des hydrocarbures. Les caisses étaient vides et il n’était plus possible d’acheter la paix sociale, comme en 2011 quand le Printemps arabe avait balayé la région.

Les télévisions officielles se sont contentées d’annoncer le décès de l’ex-chef de l’État, sans toutefois interrompre leurs programmes pour lui consacrer des émissions spéciales. À part l’annonce officielle, le décès d’Abdelaziz Bouteflika n’a donné lieu à aucun commentaire des autorités dans l’immédiat, mais des internautes ont abondamment commenté la disparition de celui qui est resté au pouvoir de 1999 à 2019, un record de longévité en Algérie.

«Le pouvoir à tout prix»

«Abdelaziz Bouteflika est décédé laissant derrière lui un pays détruit. Enfin, il sera entre de bonnes mains qui le jugeront comme il le mérite», écrit sur sa page Facebook Sabrina Debabcha. «La dernière mort d’un président. Abdelaziz Bouteflika a survécu à toutes les rumeurs. Cette fois la rumeur est morte. Et lui avec», fait remarquer un autre sur le même réseau, le journaliste Karim Alem.

Depuis son AVC, qui l’a rendu aphasique et l’a cloué sur un fauteuil roulant, Abdelaziz Bouteflika faisait constamment l’objet de rumeurs sur sa santé et sur sa mort. Mais, à chaque fois, il réapparaissait en public pour les démentir. Sa candidature à un cinquième mandat successif avait été perçue comme l’humiliation de trop par des millions d’Algériens, qui sont descendus dans la rue dans les grandes villes du pays à partir du 22 février 2019.

Élu pour la première fois en 1999, constamment réélu au premier tour avec plus de 80% des voix en 2004, 2009 et 2014, ce cinquième mandat semblait acquis aux yeux du régime. Mais six semaines de mobilisation massive du Hirak - du jamais vu en Algérie - avaient poussé le patron de l’armée à l’époque, le général Ahmed Gaid Salah, un de ses fidèles, à obtenir sa démission.

Abdelaziz Bouteflika est considéré comme l’artisan de la réconciliation nationale qui a permis de rétablir la paix en Algérie, plongée dans la guerre civile depuis 1992 contre une guérilla islamiste qui a fait quelque 200 000 morts en dix ans selon le bilan officiel.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Marionnette le 18.09.2021 09:17 Report dénoncer ce commentaire

    Il était mort depuis longtemps....

  • gégé le 18.09.2021 10:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il était déjà pas mort!

  • moimoi le 18.09.2021 15:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ont ne va pas pleurer

Les derniers commentaires

  • moimoi le 18.09.2021 15:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ont ne va pas pleurer

  • gégé le 18.09.2021 10:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il était déjà pas mort!

  • iertufdhjbdhkbddhjkj le 18.09.2021 09:17 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Rip

  • Marionnette le 18.09.2021 09:17 Report dénoncer ce commentaire

    Il était mort depuis longtemps....

  • le moderateur le 18.09.2021 08:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les comptes seront rendu devant le tous puissant paix à sont âme