Affaire Khashoggi

22 novembre 2018 07:36; Act: 22.11.2018 09:28 Print

L'Arabie saoudite défend son prince héritier

En pleine affaire Khashoggi, le ministre saoudien des Affaires étrangères a expliqué que s'en prendre à Mohamed ben Salmane était une ligne rouge à ne pas franchir.

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Mohamed ben Salmane se trouve sous le feu des critiques depuis le meurtre de Jamal Khashoggi. (photo: AFP/Bandar Al-jaloud)

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Les appels à reconnaître la responsabilité du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi constituent une «ligne rouge», a estimé mercredi, le ministre saoudien des affaires étrangères, Adel al-Jubeir. Dans une interview accordée à la télévision britannique BBC, le diplomate en chef du royaume a indiqué qu'aucune discussion dénigrant le prince héritier ou son père, le monarque saoudien, ne serait tolérée.

«En Arabie saoudite, notre gouvernement est une ligne rouge. Le gardien des deux mosquées sacrées et le prince héritier sont une ligne rouge», a souligné M. Jubeir. «Ils représentent chaque citoyen saoudien et chaque citoyen saoudien les représente. Et nous ne tolérerons aucune discussion de quoi que ce soit qui dénigre notre monarque ou notre prince héritier», a-t-il poursuivi. M. Khashoggi a été attiré dans le consulat saoudien d'Istanbul le 2 octobre, et y a été tué et démembré. Résident américain écrivant pour le Washington Post, il était très critique du prince héritier saoudien.

Après de multiples dénis, les autorités saoudiennes ont finalement reconnu leur responsabilité et ont indiqué avoir interpellé 21 personnes. Cependant, un rapport de la CIA, obtenu par la presse américaine, va plus loin et fait état de l'implication de Mohammed ben Salmane. M. Jubeir a martelé que le prince héritier n'avait rien a voir avec le meurtre. «Nous avons été très clairs. Nous avons ouvert une enquête qui se poursuit et nous punirons les individus qui en sont responsables», a-t-il dit. Le ministre saoudien des Affaires étrangères a estimé que le meurtre du journaliste était une «opération incontrôlée» d'agents du renseignement.

(L'essentiel/afp)