En Afrique

24 juillet 2021 08:11; Act: 24.07.2021 20:20 Print

L'armée américaine frappe en Somalie

Le Pentagone a visé, vendredi, des shebabs affiliés à Al-Qaïda en Somalie. Après une interruption de six mois, c’est la deuxième frappe en quatre jours.

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Un AF-15 américain le 28 mai 2021. (Image d’illustration). (photo: Getty Images via AFP)

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L’armée américaine a mené, vendredi, une frappe aérienne en Somalie contre des jihadistes shebabs affiliés à Al-Qaïda, la deuxième en quatre jours après une interruption de six mois, a-t-on appris auprès du Pentagone. Le commandement militaire pour l’Afrique (Africom) «a mené aujourd’hui une frappe aérienne dans les environs de Qeycad», dans la province de Galmudug, à 500 km au nord-est de Mogadiscio, a indiqué une porte-parole du Pentagone, Cindi King. Il n’y avait aucun militaire américain au sol, aux côtés de l’armée somalienne, a souligné la porte-parole, précisant qu’il s’agissait d’une frappe de drone.

«Pour des raisons de sécurité opérationnelle, nous ne sommes pas en mesure de fournir d’autres informations à ce stade», a-t-elle ajouté. Il s’agissait de la deuxième frappe aérienne menée par l’armée américaine en Somalie sous la présidence de Joe Biden: mardi, l’Africom avait frappé des islamistes shebabs aux environs de Galkayo, à 700 km au nord-est de Mogadiscio.

Des frappes en accord avec «la loi de 2001»

Dès son arrivée à la Maison-Blanche, Joe Biden avait limité l’usage de drones contre des groupes jihadistes hors des théâtres de guerre où les États-Unis sont officiellement engagés, revenant sur une politique de son prédécesseur Donald Trump, qui avait donné carte blanche aux militaires dans des pays comme la Somalie ou la Libye.

La porte-parole du Pentagone a souligné que l’armée américaine était «autorisée à mener des frappes en soutien à des commandements partenaires des États-Unis conformément à la loi de 2001» autorisant l’usage de la force contre des groupes terroristes.

La Chambre des représentants a approuvé le mois dernier un texte visant à abroger une loi promulguée en 2002 pour autoriser les États-Unis à entrer en guerre contre l’Irak de Saddam Hussein, mais les élus ont fait savoir qu’ils n’envisageaient pas de revenir sur la loi de 2001.

(L'essentiel/afp)