Crise à Hong Kong

14 août 2019 19:55; Act: 14.08.2019 19:59 Print

L'armée chinoise «préoccupe» les États-​​Unis

Alors que les «mouvements paramilitaires» à la frontière avec Hong Kong ont été confirmé par Donald Trump, Washington appelle à la retenue.

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Les États-Unis sont «très préoccupés» par «les mouvements paramilitaires chinois» à la frontière avec Hong Kong et appellent la Chine à «respecter le haut degré d'autonomie» de l'ex-colonie britannique, a déclaré mercredi le département d'Etat américain.

«Nous condamnons la violence et exhortons toutes les parties à faire preuve de retenue, mais restons déterminés dans notre soutien à la liberté d'expression et à la liberté de réunion pacifique à Hong Kong», a dit un porte-parole de la diplomatie américaine dans une déclaration transmise à l'AFP. «Nous rejetons catégoriquement les fausses accusations selon lesquelles des forces étrangères seraient les mains invisibles derrière les manifestations», a-t-il ajouté.

Donald Trump avait confirmé mardi, sur la foi d'informations des services de renseignement américains, que l'armée chinoise était en train de se déployer à la frontière avec la région semi-autonome, comme l'avaient déjà montré des vidéos diffusées par les médias officiels chinois.

«Tout le monde devrait rester calme et en sécurité!», avait-il lancé, après avoir appelé de ses voeux une «solution pacifique» et sans effusion de sang.

Mais le président des États-Unis était de plus en plus critiqué à Washington pour sa position qualifiée par experts et élus de tous bords comme trop prudente, voire considérée comme un «feu vert» à Pékin en vue d'une éventuelle répression des manifestations massives pro-démocratie qui s'enchaînent à Hong Kong.

Le département d'Etat américain a donc pour la première fois lancé un avertissement net et détaillé mercredi aux autorités chinoises.

« Les États-Unis exhortent fermement Pékin à respecter ses engagements »

«Les États-Unis exhortent fermement Pékin à respecter ses engagements contenus dans la déclaration conjointe sino-britannique afin de permettre à Hong Kong d'exercer un haut degré d'autonomie», a insisté le porte-parole. La référence au «haut degré d'autonomie» et à ce texte fondateur revient à trois reprises dans la déclaration américaine.

La déclaration sino-britannique de 1984 encadre la rétrocession de Hong Kong intervenue en 1997, mais sous le principe «un pays, deux systèmes», un statut spécial censé rester en vigueur pendant cinquante ans. Elle stipule que la région bénéficie «d'un haut degré d'autonomie, hormis en matière d'affaires étrangères et de défense», et de son propre système judiciaire, législatif et exécutif.

« Une solution qui respecte la liberté des Hongkongais »

«Nous encourageons la Chine et toutes les parties à Hong Kong à rechercher une solution qui respecte la liberté des Hongkongais et le haut degré d'autonomie de Hong Kong», a encore ajouté le département d'Etat.

«Les manifestations en cours à Hong Kong reflètent le sentiment des Hongkongais et leurs inquiétudes profondes et légitimes au sujet de l'érosion de l'autonomie de Hong Kong», a-t-il conclu.

(L'essentiel/afp)