Nouvelle-Zélande

05 avril 2019 07:11; Act: 05.04.2019 12:46 Print

L'auteur des attentats est-​​il en mesure d'être jugé?

Un juge néo-zélandais a ordonné l'expertise psychiatrique de l'homme qui a tiré dans deux mosquées de Christchurch, pour déterminer s'il pouvait être jugé pour 50 meurtres.

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L'Australien Brenton T., 28 ans, sera examiné par deux experts médicaux pour savoir «s'il est en mesure d'être jugé ou s'il est dément», a décidé le juge Cameron Mander au cours d'une brève audience à Christchurch, où l'Australien est inculpé de 50 meurtres et de 39 tentatives de meurtre pour ces attaques.

Brenton T. comparaissait par lien vidéo depuis la prison de très haute sécurité d'Auckland, où il est détenu à l'isolement suite à son arrestation peu après le massacre. Le suspect est resté immobile tout au long de l'audience. Le tribunal ne lui a pas demandé de dire s'il comptait plaider coupable ou non coupable.

Les médias sont désormais interdits de filmer ou de photographier l'accusé. Plusieurs membres de familles des victimes étaient présents au tribunal. «Je veux juste voir ce qu'il a à dire, quel sorte de sentiment il a, (son) émotion, pour voir quelle est sa réaction, bonne ou mauvaise», a dit devant le tribunal, à la radio néo-zélandaise, Yama Nabi, dont le père de 71 ans a été tué dans le massacre. La prochaine audience est prévue le 14 juin.

24 personnes toujours hospitalisées

Le 15 mars, Brenton T., 28 ans, a tué 50 fidèles dans deux mosquées de la grande ville de l'île du Sud, et diffusé en direct les images du carnage sur Facebook. Le tueur a limogé son avocat commis d'office après sa première comparution le 16 mars, ce qui a fait craindre qu'il veuille se défendre lui-même et se servir de son procès comme plateforme de propagande. Toutefois, deux avocats d'Auckland, Shane Tait et Jonathan Hudson, étaient présents durant l'audience pour le représenter.

En cas de condamnation, selon la presse locale, il est vraisemblable qu'il reste à l'isolement afin de lui épargner d'éventuelles représailles de codétenus à majorité polynésiens. Selon le dernier bilan des autorités, 24 personnes sont toujours hospitalisées, dont quatre dans un état critique. Parmi ces dernières victimes figure une fillette de quatre ans.

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(L'essentiel/afp)