Aux États-Unis

05 février 2021 07:05; Act: 05.02.2021 08:18 Print

L'élue pro-​​Trump complotiste a été punie

La Chambre des représentants a sanctionné la Républicaine Marjorie Taylor Greene, en l’évinçant de son siège au sein des commissions de l’Éducation et du Budget.

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Marjorie Taylor Greene à Washington. (photo: AFP)

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La Chambre des représentants a sanctionné, jeudi, une élue pro-Trump qui a partagé des théories du complot, un vote qui a exposé les divisions au sein d’un parti républicain encore largement sous l’emprise de l’ex-président américain. Marjorie Taylor Greene, députée de l’État de Géorgie, a été évincée de son siège au sein des commissions de l’Éducation et du Budget, à l’issue d’un scrutin qui a largement suivi les lignes partisanes (230 pour, 199 contre).

Seuls 11 républicains se sont associés aux démocrates majoritaires à la Chambre basse du Congrès, qui dénonçaient notamment son soutien passé aux thèses de la mouvance complotiste QAnon et ses déclarations semblant appeler à l’exécution de dirigeants démocrates. Avant le vote, l’élue de 46 ans avait fait amende honorable. «J’ai pu croire à des choses qui n’étaient pas vraies (…) et je le regrette», a-t-elle dit.

«C’étaient des mots du passé»

Portant un masque avec l’inscription «Liberté d’expression», elle a affirmé avoir «cessé de croire» aux théories complotistes avant d’être candidate. «C’étaient des mots du passé» qui «ne représentent pas mes valeurs», a-t-elle souligné, accusant les médias d’être «autant coupables que QAnon de présenter des vérités et des mensonges qui nous divisent». Mais cet acte de contrition n’a pas convaincu les démocrates.

«Aucun membre (de l’assemblée) ne devrait être autorisé à se comporter comme Marjorie Taylor Greene et risquer zéro conséquence», a dit le numéro 2 démocrate, Steny Hoyer, lors du débat qui a précédé le vote. Avant le vote, le démocrate Tom Malinowski avait averti que si l’élue obtenait un large soutien de son camp, «les extrémistes violents verr(aient) là un autre signe qu’ils ont une place légitime dans le débat national».

Les républicains estimaient au contraire qu’elle ne devait pas être sanctionnée pour des déclarations faites avant son entrée au Congrès en janvier.

(L'essentiel/afp)