Fondateur de WikiLeaks

30 juillet 2018 08:32; Act: 30.07.2018 11:10 Print

L'Équateur réfléchit au sort de Julian Assange

L'Équateur discute avec la Grande-Bretagne du sort du fondateur de WikiLeaks, réfugié à l'ambassade équatorienne à Londres, depuis 2012.

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Julian Assange devient un «problème» pour l'Équateur.

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«Nous devons trouver une issue pour lui. Une issue qui défende ses droits, principalement son droit à la vie, et qui dans le même temps donne à l'Équateur la possibilité de ne pas avoir ce qui, sans aucun doute, constitue un problème pour notre pays», a expliqué le président équatorien, Lenin Moreno, dans un entretien publié dimanche par le quotidien espagnol El Pais. Pour M. Moreno, une solution «idéale» serait que M. Assange accepte une «pénalité» pour avoir enfreint les conditions mises par la Grande-Bretagne à sa liberté sous caution, puis soit «extradé vers un pays où il ne court aucun danger».

Julian Assange, un Australien de 47 ans, s'est réfugié en juin 2012 dans l'ambassade d'Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède, où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d'agression sexuelle qu'il niait. Les poursuites en Suède ont été abandonnées en mai 2017, mais la justice britannique a réitéré à la mi-février son refus de lever son mandat d'arrêt, car il n'avait pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution.

Assange agace l'Équateur

L'Australien redoute, s'il sort de l'ambassade, d'être arrêté puis extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains. Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks, mais Londres a refusé de lui reconnaître un statut diplomatique, qui lui aurait permis de quitter l'ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Les relations se sont dégradées depuis plusieurs mois entre l'Équateur et Julian Assange. Agacé par certaines de ses prises de position, notamment son soutien aux indépendantistes catalans, Quito a coupé en mars ses systèmes de communication avec l'extérieur puis annoncé en mai la suppression des mesures supplémentaires de sécurité à son ambassade londonienne.

(L'essentiel/afp)