Crise en Afrique du Sud

13 février 2018 17:21; Act: 13.02.2018 17:49 Print

L'état de catastrophe naturelle déclaré

Une sécheresse historique frappe depuis des mois la ville du Cap, menacée d'une rupture d'approvisionnement en eau potable.

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Au Cap, les réserves d'eau sont au plus bas.

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Les autorités sud-africaines ont proclamé mardi l'état de catastrophe naturelle dans tout le pays. Cette décision, publiée dans le journal officiel, a été prise après «réévaluation de l'ampleur et de la gravité de la sécheresse actuelle» et confie la gestion de la crise au gouvernement. Sous son autorité, toutes les institutions de l'État sont désormais mandatées pour mettre en œuvre «les plans d'urgence, l'aide immédiate et les mesures de construction» nécessaires, selon le texte de l'arrêté signé par le chef du Centre national de gestion des situations d'urgence, Mmaphaka Tau.

Le Cap, la deuxième agglomération d'Afrique du Sud, est frappée par sa pire sécheresse depuis un siècle. Les réserves d'eau sont au plus bas, au point que les robinets pourraient être à sec. Fixé un temps à la mi-avril, ce «Jour zéro», ainsi qu'il a été baptisé, a été reporté cette semaine au 11 juin. Pour retarder l'échéance, les quelque 4 millions d'habitants de l'agglomération du Cap ont été invités à n'utiliser que 50 litres d'eau par personne et par jour, l'équivalent d'une douche quotidienne de trois minutes.

Les autorités locales ont menacé d'infliger des amendes à ceux qui dépasseraient ce seuil mais leurs menaces n'ont, pour l'heure, pas été mises à exécution. Si le «Jour zéro» se produit, les Captoniens devront se ravitailler à 200 points de collecte d'eau, où ils recevront un maximum de 25 litres par jour et par personne. La municipalité du Cap, contrôlée par le parti d'opposition de l'Alliance démocratique (DA), est vivement critiquée pour ne pas avoir tenu compte des avertissements des experts et ne pas avoir pris plus tôt des mesures de restriction.

(L'essentiel/AFP)