Terrorisme

09 mars 2015 17:13; Act: 09.03.2015 17:33 Print

L'État islamique lance son propre Facebook

Le groupe État islamique (EI) est connu pour recruter ses nouveaux membres via Twitter, Facebook et Youtube. L'EI vient désormais de créer son propre réseau social.

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Cette nouvelle ne devrait pas plaire à Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook. Les jihadistes viennent en effet de lancer leur propre réseau social, visiblement inspiré du design bleu et blanc de Facebook. En arrière-plan figure le logo noir et blanc de l'EI. La page Kilafahbook («califat» est le terme utilisé pour désigner les territoires reconnaissant l'autorité d'un calife, successeur de Mahomet, le prophète de l'islam) a été mise en ligne il y a quelques jours, selon le site Middle East Eye. Pour le moment la page web est encore difficilement accessible en raison de «travaux de maintenance» ou d'un «trafic trop important».

Officiellement, le site n'a pas été créé par le groupe État islamique, mais par Abu Musab provenant de la ville irakienne de Mossoul, écrit le journal en ligne Vocative. Reste que l'homme, de nationalité égyptienne, serait très loyal envers le groupe EI. Le site de Bild.de affirme de son côté que les utilisateurs peuvent se connecter à Kilafahbook via leur compte Facebook existant.

Recruter de nouveaux membres

Ils sont tenus de suivre quatre règles pour utiliser le réseau social: ils doivent accepter de ne pas envoyer d'informations prises sur le site à quelqu'un d'autre, il leur est interdit de poster des photos d'eux. Ils sont également invités à faire preuve de retenue envers ceux qui ne font pas partie de l'organisation. Enfin, ils sont tenus de signaler toute agression verbale par d'autres utilisateurs, précise i24 News.

Le but de Kilafahbook est de permettre aux jihadistes de rester en contact peu importe l'endroit où ils se trouvent. Mais le réseau social sert aussi à recruter de nouveaux membres et cela sans subir de censure de la part de Facebook ou Twitter. De nombreux comptes liés à l'organisation ont en effet été supprimés sur les différents réseaux sociaux. L'EI a notamment menacé de tuer les employés ainsi que le chef de Twitter.

(L'essentiel/cfr/ofu)