Crise coréenne

16 octobre 2017 18:31; Act: 16.10.2017 18:38 Print

L'Europe sanctionne encore la Corée du Nord

LUXEMBOURG - L'Union européenne a adopté lundi à Luxembourg de nouvelles sanctions à l'égard de Pyongyang lundi, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères.

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La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, à son arrivée au Kirchberg pour la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE. (photo: AFP/John Thys)

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L'Union européenne a adopté lundi de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, en réponse à son essai d'une bombe nucléaire début septembre, visant en particulier son armée dont les avoirs en Europe sont désormais gelés. Ces mesures visent à «renforcer la pression déjà exercée sur la Corée du Nord, afin que celle-ci respecte ses obligations» de dénucléarisation, a indiqué le Conseil de l'UE, qui représente les 28 États membres.

L'armée populaire coréenne et son ministère de tutelle font partie des nouvelles entités ajoutées lundi à la «liste noire» de l'UE, ce qui signifie un gel de leurs avoirs dans l'Union. «L'armée populaire coréenne comprend les forces balistiques stratégiques, qui contrôlent les unités de missiles stratégiques nucléaires et conventionnels» de la Corée du Nord, affirme l'UE dans sa décision. Quatre autres institutions ou entreprises nord-coréennes soupçonnées de contribuer aux activités nucléaires de Pyongyang ont été ajoutées lundi à la liste, ainsi que les noms de trois Nord-Coréens, dont deux responsables du département des munitions au sein du ministère de l'Industrie militaire. Outre un gel de leurs avoirs, ces personnalités sont désormais interdites d'entrée sur le territoire de l'UE.

Au total, la "liste noire" de l'Union compte désormais 104 personnalités et 63 entités visées pour leur implication présumée dans les programmes balistiques et nucléaires de la Corée du Nord. Par ailleurs, l'UE a décrété lundi «une interdiction totale» pour les entreprises européennes d'exporter du pétrole et d'investir en Corée du Nord, ainsi qu'une réduction des mandats d'argent liquide pouvant être envoyés vers ce pays depuis l'UE (à 5 000 euros, contre 15 000 actuellement). «Afin d'éliminer les transferts de fonds» vers la Corée du Nord, les Européens «ont décidé de concert de ne pas renouveler les permis de travail des ressortissants nord-coréens présents sur leurs territoires, sauf pour les réfugiés et autres personnes qui bénéficient d'une protection internationale».

(L'essentiel/afp)