Jakarta

15 juin 2019 18:51; Act: 15.06.2019 18:52 Print

L'Indonésie ne veut plus être la poubelle des USA

Cinq conteneurs de déchets ont été renvoyés aux Etats-Unis par l'Indonésie, qui refuse d'être un «dépotoir».

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Environ 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année. Une grande partie finit dans des décharges ou dans les mers.

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L'Indonésie, à l'instar d'autres pays du sud-est asiatique, a renvoyé cinq conteneurs de déchets aux Etats-Unis, refusant de devenir un «dépotoir», a déclaré samedi un haut fonctionnaire.

Les conteneurs devaient uniquement contenir des déchets papiers, d'après les déclarations de douane. Mais ils étaient en fait remplis de bouteilles, de déchets plastiques et de couches, a déclaré à l'AFP Sayid Muhadhar, haut fonctionnaire au ministère de l'Environnement.

«Ce n'est pas approprié, nous ne voulons pas être un dépotoir», a-t-il ajouté. Les cinq conteneurs, appartenant à une société canadienne, ont été acheminés de Seattle (Etats-Unis) à Surabaya, deuxième plus grande ville d'Indonésie, fin mars, a-t-il précisé. La provenance des déchets n'était pas encore établie.

L'Indonésie examine actuellement plusieurs autres conteneurs dans le port de Jakarta et à Batam, sur l'île de Sumatra.

L'Asie du sud-est déchante

La Chine a longtemps accepté les déchets plastique du monde entier, avant de cesser soudainement l'an passé, au nom de la défense de l'environnement.

Plusieurs pays d'Asie du sud-est, qui s'étaient placés sur le créneau laissé vacant par Pékin, sont en train de renoncer. Néanmoins, d'énormes quantités de déchets ont été expédiées vers la Malaisie, l'Indonésie ou, dans une moindre mesure, les Philippines. Manille a renvoyé fin mai vers le Canada des tonnes de déchets reçues il y a plusieurs années, provoquant un vif contentieux entre les deux pays.

La Malaisie a promis le mois dernier de renvoyer elle aussi des centaines de tonnes de déchets plastiques. Environ 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année. Une grande partie finit dans des décharges ou dans les mers, selon le Fonds mondial pour la nature

(L'essentiel/afp)