Aux États-Unis

13 juillet 2020 20:53; Act: 13.07.2020 20:58 Print

L'injection létale jugée «trop douloureuse»

Interrompues depuis 17 ans, les exécutions fédérales devaient reprendre lundi. Mais la mise à mort de Daniel L. a été bloquée par une juge.

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L’ancien partisan de la suprématie blanche a été condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et de leur fillette de huit ans. (photo: Keystone)

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Un tribunal américain a suspendu lundi les exécutions fédérales de condamnés à mort, qui devaient reprendre après 17 ans d'interruption sous l'impulsion du gouvernement de Donald Trump, malgré l'opposition des proches des victimes ou des milieux religieux et dans un contexte de crise sanitaire.

La juge fédérale Tanya Chutkan, siégeant à Washington, a donné raison lundi matin aux avocats de Daniel L., qui devait être exécuté quelques heures plus tard par injection létale au pénitencier de Terre-Haute dans l'Indiana (nord), et de trois autres hommes qui devaient mourir d'ici la fin août. Tous ont été condamnés à la peine de mort par des tribunaux fédéraux pour le meurtre d'enfants.

Une souffrance «irréparable»

Tanya Chutkan a estimé que ces exécutions «court-circuitaient la procédure judiciaire légitime» alors que plusieurs recours n'ont pas été tranchés. Les condamnés affirment notamment que le protocole d'exécution – une dose létale de pentobarbital – leur ferait subir une souffrance «irréparable» en violation de la Constitution, un argument souvent utilisé par les opposants à la peine capitale. Le ministère de la Justice devrait interjeter appel de cette décision. Les recours peuvent aller jusqu'à la Cour suprême du pays.

Ancien partisan de la suprématie blanche, Daniel L., 47 ans, a été condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et de leur fillette de huit ans.

(L'essentiel/afp)