Crise à Hong Kong

12 août 2020 07:08; Act: 12.08.2020 15:52 Print

L'opposant Jimmy Lai libéré sous caution

Le patron de presse arrêté en début de semaine en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité a été relâché après paiement d'une caution. Il appelle à poursuivre le combat.

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Jimmy Lai et ses journaux militent pour la démocratie à Hong Kong. (photo: AFP/Isaac Lawrence)

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Le magnat des médias hongkongais Jimmy Lai, arrêté lundi lors d'une opération de police au nom d'une loi sécuritaire imposée par la Chine, a été libéré mardi soir. M. Lai, dont le tabloïd prodémocratie Apple Daily est très populaire à Hong Kong, est ressorti libre d'un commissariat de police de Hong Kong vers minuit (18h au Luxembourg), au milieu d'une foule de partisans qui ont salué sa victoire.

M. Lai, 71 ans, fait partie des dix personnes arrêtées par la police lundi dans le cadre d'un vaste coup de filet contre la mouvance prodémocratie. Ces interpellations ont suscité l'indignation de la communauté internationale qui y voit la fin des libertés Hong Kong, une ville qui est depuis des décennies le siège régional de nombreux médias internationaux. Le richissime septuagénaire a été interpellé pour des soupçons de collusion avec des forces étrangères, une des infractions visées par la nouvelle législation sécuritaire entrée en vigueur fin juin, et de fraudes.

«De plus en plus difficile de gérer un groupe de presse à Hong Kong»

Dès sa libération, le magnat des médias a appelé ses journalistes à se battre. «Battons-nous, battons-nous», a lancé Jimmy Lai aux journalistes de l'Apple Daily, selon une vidéo diffusée en direct sur Facebook, avant d'ajouter: «nous avons le soutien des habitants de Hong Kong, nous ne pouvons pas les laisser tomber». Le groupe de presse du magnat, Next Digital possède deux titres critiques du régime chinois, le quotidien Apple Daily et le magazine Next. Mercredi, c'est sous l'acclamation du personnel qu'il a fait le tour de la salle de rédaction de l'Apple Daily.

Jimmy Lai a reconnu qu'il devenait «de plus en plus difficile» de gérer un groupe de presse à Hong Kong. «Mais nous devons poursuivre notre travail. Heureusement, je n'ai pas été renvoyé sur le continent», a-t-il lancé en faisant preuve de l'humour noir qui le caractérise. La nouvelle loi met en effet fin à l'indépendance judiciaire de Hong Kong, jusqu'ici vigueur dans le territoire semi-autonome.

(L'essentiel/afp)

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