Crash EgyptAir

28 juin 2016 07:43; Act: 28.06.2016 13:11 Print

L'une des deux boîtes noires a été réparée

La boîte noire contenant les paramètres de vol de l'airbus d'EgyptAir qui s'est abîmé en Méditerranée, le 19 mai dernier, a été «réparée avec succès» lundi.

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«Des tests ont été effectués» après la réparation et «ont permis de s'assurer que les paramètres du vol sont bien enregistrés» dans la boîte, selon la commission d'enquête égyptienne ajoutant que «la réparation de la deuxième boîte noire commencera demain (mardi)». Quelques heures plus tôt en France, le Bureau français d'enquêtes et d'analyses (BEA) avait annoncé qu'il avait reçu les cartes mémoire des deux boîtes noires de l'Airbus afin de les réparer et de les rendre lisibles.

L'Airbus A320 reliant Paris au Caire s'est abîmé le 19 mai entre la Crète et la côte nord de l'Égypte, après avoir soudainement disparu des écrans radars, pour des raisons encore indéterminées. Le crash a fait 66 morts, dont 40 Égyptiens et 15 Français. Cruciales pour déterminer les causes de la catastrophe, les deux boîtes noires de l'avion avaient finalement été repêchées mi-juin. Mais leurs cartes mémoire étaient illisibles et elles avaient été expédiées en France pour y être réparées.

Virage brutal à 90 degrés

L'hypothèse de l'attentat, initialement mise en avant par l'Égypte, a cédé du terrain au profit de celle de l'incident technique: des alertes automatiques avaient en effet été émises par l'appareil deux minutes avant sa chute, signalant de la fumée dans le cockpit, dans les toilettes et sous la cabine de pilotage, ainsi qu'une défaillance de l'ordinateur gérant les commandes de l'avion.

La commission d'enquête égyptienne avait par ailleurs confirmé que l'appareil avait effectué un virage brutal à 90 degrés sur sa gauche, puis une vrille de 360 degrés à droite, avant d'entamer sa chute. En France, une information judiciaire a été ouverte pour «homicides involontaires», a précisé lundi le parquet, qui avait initié une enquête préliminaire, le 19 mai, une procédure classique du fait de la présence de ressortissants français parmi les victimes.

(L'essentiel/AFP)