Au Brésil

03 juillet 2021 21:36; Act: 04.07.2021 19:34 Print

La colère de la rue monte contre Jair Bolsonaro

Gêné par une affaire de tentative de corruption pour l’achat de vaccins anti-Covid, le président brésilien, Jair Bolsonaro, se retrouve sous la pression croissante de la rue.

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«Dehors Bolsonaro»: à Rio de Janeiro comme dans plusieurs villes du Brésil, de nombreux manifestants ont réclamé le départ du président. (photo: AFP)

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Des milliers de Brésiliens ont manifesté, samedi, à travers le pays contre le président Jair Bolsonaro, qui fait depuis la veille l’objet d’une enquête, soupçonné d’avoir omis de signaler une tentative de corruption dans l’achat de vaccins.

«Ce sont déjà plus de 500 000 personnes (le nombre de décès dus au Covid dépasse le demi-million au Brésil, ndlr) assassinées par ce gouvernement comme conséquence de politiques fallacieuses, des fake news, des mensonges, et maintenant ce scandale absurde de corruption autour des vaccins», a dit la médecin Patricia de Lima Mendes, 47 ans, manifestant à Rio de Janeiro.

«Génocidaire»

Dans le cadre de cette troisième journée de mobilisation depuis fin mai pour exiger le départ de Bolsonaro, des rassemblements ont eu lieu à l’appel de l’opposition également à Belem, Recife et Maceió, où l’on pouvait lire sur des banderoles: «Bolsonaro génocidaire», «Destitution tout de suite» ou «Oui aux vaccins».

Le président est suspecté d’avoir fermé les yeux sur des soupçons de corruption rapportés par un fonctionnaire du ministère de la Santé. Témoignant devant la commission d’enquête du Sénat (CPI), ce fonctionnaire a dit avoir subi des «pressions atypiques» pour approuver l’importation de doses du vaccin indien Covaxin, qu’il jugeait surfacturées.

Peu de chances pour la destitution

«Le président de la République n’a pris aucune mesure après avoir été prévenu d’un gigantesque réseau de corruption au sein du ministère de la Santé», a déclaré le vice-président de la CPI, Randolfe Rodrigues, qui fait partie des trois sénateurs à avoir saisi la Cour suprême pour «prévarication» du chef de l’État, «un délit prévu par le Code pénal».

Plusieurs partis d’opposition ont déposé, mercredi, à la Chambre des députés du Brésil, une nouvelle demande de destitution de Jair Bolsonaro. Cette demande a peu de chances d’aboutir, selon les spécialistes, mais elle permet à l’opposition d’accentuer la pression politique sur le président.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • YOLO le 04.07.2021 11:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est incroyable quand même que Brésil ait une longue liste de présidents corrompus et à mon avis,il y'en aura encore plus.

  • Robo Bertha le 04.07.2021 09:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ils s'attendaient quoi après avoir élu l'extrême droite? De l'honnêteté? Ne me faites pas rigoler. Tout comme la Russie, qui dépense tout son fric pour l'armée, sans rentrer de l'argent puisqu'à part des armes ils ne vendent rien, puisque rien à vendre d'intéressant, ils seront bientôt en faillite.

  • Zorro le 04.07.2021 11:31 Report dénoncer ce commentaire

    La dictature militaire arrive à grands pas, comme en 1960

Les derniers commentaires

  • @Roboberta le 04.07.2021 12:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi? On ne sait pas lire un tout petit article en USSR des années 80? Ou est-ce la compréhension qui fait défaut?

  • Zorro le 04.07.2021 11:31 Report dénoncer ce commentaire

    La dictature militaire arrive à grands pas, comme en 1960

  • DIGOS le 04.07.2021 11:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Avec Luiz Inácio Lula Da Silva c’était encore pire!

  • YOLO le 04.07.2021 11:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est incroyable quand même que Brésil ait une longue liste de présidents corrompus et à mon avis,il y'en aura encore plus.

  • Robo Bertha le 04.07.2021 09:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ils s'attendaient quoi après avoir élu l'extrême droite? De l'honnêteté? Ne me faites pas rigoler. Tout comme la Russie, qui dépense tout son fric pour l'armée, sans rentrer de l'argent puisqu'à part des armes ils ne vendent rien, puisque rien à vendre d'intéressant, ils seront bientôt en faillite.