Asie

28 novembre 2017 19:43; Act: 29.11.2017 10:14 Print

La Corée du Nord a tiré un nouveau missile

Pyongyang a procédé mardi à un tir de missile intercontinental, selon le Pentagone. Il a volé sur 1000 kilomètres et s'est écrasé au large du Japon.

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La Corée du Nord a encore tiré. (photo: AFP)

op Däitsch
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La Corée du Nord a tiré un missile balistique intercontinental qui s'est abîmé en mer du Japon après un vol de quelque 1.000 kilomètres selon les premières évaluations rendues publiques par le Pentagone mardi. Le missile a été tiré du site de Sain-ni, près de Pyongyang, en Corée du Nord et il s'est écrasé dans la zone économique exclusive du Japon.

Le Pentagone a précisé que le missile n'a pas présenté de danger, ni pour les Etats-Unis continentaux, ni pour des territoires américains ou des pays alliés. Mais la réaction de Donald Trump, président des Etats-Unis, n'a pas tardé: «On va s'en occuper», a t-il déclaré à propos de la Corée du Nord en début de soirée. Le ministre de la défense, Jim Mattis, a indiqué pour sa part que ce tir avait atteint la plus haute altitude de tous les tirs effectués par Pyongyang et qu'il représentait «une menace partout dans le monde». Shinzo Abe, Premier ministre du Japon, a de son coté estimé que le tir nord-coréen est «un acte violent» qui «ne peut pas être toléré».

Les Etats-Unis estiment que les «options diplomatiques» pour résoudre la crise nucléaire avec la Corée du Nord restent «sur la table, pour l'instant», après le nouveau tir de missile nord-coréen, a déclaré mardi le secrétaire d'Etat Rex Tillerson.

Dans une déclaration lue par sa porte-parole à Washington, il a appelé la communauté internationale à «prendre de nouvelles mesures» au-delà des sanctions déjà adoptées par le Conseil de sécurité de l'ONU, «y compris le droit d'interdire le trafic maritime transportant des biens vers et depuis la Corée du Nord».

État d'alerte au Japon

Quelques heures plus tôt, Séoul a fait état mardi de signes d'activité sur une base de missiles nord-coréenne. Un radar de traçage de missiles a été mis en service lundi sur une base nord-coréenne non identifiée et le trafic télécoms s'est intensifié, selon une source gouvernementale citée par Yonhap. «Il est vrai que des mouvements actifs ont été décelés sur une base de missiles nord-coréenne», a dit cette source. «Des signaux comme ceux repérés lundi ont été détectés fréquemment».

Le gouvernement du Japon, où le Grand-Duc est en visite officielle, était lui aussi en état d'alerte après avoir détecté des signaux radio faisant craindre un tir de missile, selon l'agence Kyodo. Quelques minutes après le tir du missile, le Secrétaire général du gouvernement japonais a déjà «vivement protesté» contre ce tir. Selon la chaîne de télévision japonaise NHK, qui cite le ministère de la Défense, le missile pourrait avoir fini sa course dans la zone économique exclusive du Japon, en mer.

Le 3 septembre, la Corée du Nord a mené son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour, qui concernait selon les autorités nord-coréennes une bombe H suffisamment petite pour équiper un missile.

Le 15 septembre, moins d'une semaine après l'adoption par l'ONU d'une huitième série de sanctions, Pyongyang tirait un missile balistique au dessus du Japon, sur une distance de 3 700 km, selon Séoul. L'absence de test de missile depuis le 15 septembre avait soulevé l'espoir que le durcissement des sanctions de l'ONU portait ses fruits.

(L'essentiel/AFP)