Incendies aux États-Unis

12 septembre 2020 22:57; Act: 12.09.2020 22:58 Print

La côte ouest redoute de très nombreux morts

Des feux ravagent la côte ouest américaine. Des dizaines de milliers de personnes fuient leur domicile.

Voir le diaporama en grand »

Sur ce sujet
Une faute?

Les autorités se préparaient samedi à déplorer «un nombre considérable de morts» dans les incendies qui ravagent la côte ouest des États-Unis, alors que des dizaines de milliers de personnes étaient forcées de fuir leur maison face à la propagation très rapide des flammes.

Alimentés depuis des jours par une sécheresse chronique et des vents violents, des dizaines de feux disséminés de la frontière du Canada à celle du Mexique, dans les États de Washington, d’Oregon et de Californie, ravageaient la côte ouest américaine. Les plus de 20 000 pompiers luttant contre les flammes comptaient toutefois sur une météo plus fraîche et humide pour leur offrir un peu de répit ce week-end.

400 000 hectares parcourus par les flammes

Au total, au moins seize victimes ont été recensées cette semaine, mais il était impossible d’évaluer l’étendue réelle des destructions, de vastes régions étant encore inaccessibles. «Nous nous préparons à un nombre considérable de morts, en nous fondant sur ce que nous savons du nombre de bâtiments détruits», a déclaré vendredi Andrew Phelps, directeur des services de gestion des urgences de l’Oregon.

Plus de 400 000 hectares ont été parcourus par les flammes dans l’Oregon, où trois morts ont été recensés par les secours, qui sont sans nouvelles de dizaines d’autres personnes. Les zones menacées concernent 500 000 habitants au total dans cet État, et un peu plus de 40 000 personnes avaient effectivement été évacuées vendredi à la mi-journée, a précisé la gouverneure Kate Brown.

«C'est comme dans un film»

«Nous tablons sur un air plus frais et de l’humidité dans les jours à venir, ce qui est vraiment une bonne nouvelle», a-t-elle pourtant ajouté. En fonction du degré de danger, les consignes d’évacuation vont de la préparation des biens et documents indispensables au départ immédiat.

«C’est comme dans un film, vous ne vous attendez pas à ce que ça vous arrive à vous, mais quand ça arrive c’est juste effrayant», a confié Carrie Clarke, évacuée de la commune de Molalla, tout près de la grande ville de Portland. Elle et d’autres personnes ayant dû fuir en catastrophe discutent de ce qu’ils auraient aimé pouvoir emmener s’ils avaient pu, raconte-t-elle émue, évoquant notamment des boîtes remplies d’objets ayant appartenu à ses enfants depuis leur naissance.

Une pollution record

«J’aimerais que les incendies de 2020 ne soient qu’une anomalie, des épisodes uniques. Malheureusement, ils ne sont que précurseurs de l’avenir», a déploré la gouverneure de l’État.

Dans l’État de Washington, plus de 250 000 hectares ont brûlé en cinq jours, a relayé le gouverneur Jay Inslee sur Twitter, soit la deuxième superficie la plus large brûlée sur toute une saison dans l’histoire de l’État. La saison des incendies, qui se prolonge fréquemment jusqu’en novembre, est pourtant encore loin d’être terminée.

Les feux ont également généré d’épaisses fumées, transportées par les vents, et les taux de pollution de l’air des villes de Portland, San Francisco et Seattle figuraient parmi les plus élevés du monde vendredi, selon le classement établi par la société IQAir.

(L'essentiel/afp)