Brésil

26 juin 2019 08:22; Act: 26.06.2019 08:35 Print

La Cour suprême refuse la libération de Lula

Emprisonné depuis plus d'un an, l'ancien président brésilien a vu ses demandes de libération rejetées, mardi.

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La Cour suprême du Brésil a rejeté mardi deux demandes de libération de l'ex-président de gauche, Lula. (photo: AFP/Miguel Schincariol)

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La Cour suprême du Brésil a rejeté mardi, successivement, deux demandes de libération de l'ex-président de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, emprisonné depuis plus d'un an pour corruption et qui subit un nouveau revers devant la justice. La première demande, qui avait peu de chances d'aboutir, a été rejetée par quatre juges contre un de la Cour siégeant à Brasilia.

Dans la foulée, les juges, appelés à se prononcer sur l'impartialité de l'ancien juge anticorruption Sergio Moro, qui avait condamné Lula en première instance avant de devenir ministre de la Justice, ont rejeté une autre demande de libération de l'ex-président.

Les juges ont tranché sur le score serré de 3 voix contre 2 en défaveur de Lula. Ils ont décidé de repousser au second semestre l'examen de la conduite de Sergio Moro et privé le chef historique de la gauche brésilienne d'une liberté provisoire d'ici là.

Une peine de 8 ans et 10 mois de prison

La défense de Lula avait déposé ce recours en décembre 2018, arguant que le juge ne pouvait être impartial alors qu'il venait d'être nommé ministre de Jair Bolsonaro, candidat d'extrême droite élu à la présidentielle d'octobre 2018, après la disqualification de Lula, envoyé en prison.

Lula, président de 2003 à 2010, purge depuis avril 2018 une peine de 8 ans et 10 mois de prison pour corruption passive et blanchiment d'argent, à Curitiba (sud). Il avait été condamné en première instance par le juge Moro en 2017 pour avoir reçu un triplex de bord de mer de la part d'une entreprise du BTP impliquée dans le gigantesque scandale de pots-de-vin autour de l'entreprise Petrobras révélée par l'enquête «Lavage express».

Le rejet de ces deux demandes mardi marque un nouveau revers pour Lula, dont la défense a déposé depuis 2018 une avalanche de recours visant sa libération. Lula, qui reste à 73 ans populaire auprès de dizaines de millions de Brésiliens, n'a cessé de clamer son innocence. Il affirme que l'ancien juge Moro chargé de l'enquête anticorruption «Lavage express» a participé à une conspiration politique destinée à l'empêcher de se représenter à l'élection présidentielle, pour laquelle il était le grand favori des sondages.

(L'essentiel/afp)