Aux États-Unis

08 septembre 2018 09:24; Act: 08.09.2018 09:25 Print

La «double présidence» qui mène la diplomatie US

La tribune explosive parue dans le New York Times contre le président Trump continue de faire des remous. Retour sur l'un des points forts du texte, à savoir la politique étrangère.

storybild

«Le président Trump affiche sa préférence pour les autocrates et les dictateurs, comme le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.»

Sur ce sujet
Une faute?

Des paroles et des actes, mais pas toujours dans la même direction. La politique étrangère des Etats-Unis se démarque sur plusieurs dossiers-clés des impulsions données par Donald Trump, tendant à confirmer l'idée d'une divergence entre le président américain et une partie de son gouvernement. C'est l'un des points forts de la tribune explosive d'un haut responsable anonyme de l'administration américaine, qui affirme dans le New York Times faire partie d'une «résistance silencieuse» luttant de l'intérieur contre les «pires penchants» du milliardaire républicain. Il existe, dit-il, «une double présidence».

«Prenez la politique étrangère», explique ce haut responsable, qui a mis Washington en ébullition: «Le président Trump affiche sa préférence pour les autocrates et les dictateurs, comme le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, et ne manifeste que modérément une estime sincère pour les liens qui nous unissent aux pays alliés qui partagent nos valeurs». Mais «le reste de l'administration suit une autre voie, selon laquelle les pays comme la Russie sont mis à l'index pour leur ingérence et punis en conséquence, et les alliés à travers le monde sont traités comme des égaux et pas ridiculisés comme des rivaux», ajoute ce mystérieux «résistant».

Grand écart

La thèse d'un grand écart entre le verbe présidentiel et les mesures de son gouvernement a déjà été émise par plusieurs observateurs au sujet des rapports américano-russes. Surtout après le sommet Trump-Poutine de juillet à Helsinki, à l'issue duquel le président américain a été attaqué jusque dans son camp républicain pour s'être montré très conciliant à l'égard de son homologue russe. Non seulement Donald Trump, sous la pression d'un congrès résolument hostile au Kremlin, a dû tenter de corriger son message, mais dans les semaines qui ont suivi, son gouvernement a pris plusieurs mesures très dures contre Moscou. Les Etats-Unis sont ainsi devenus les premiers, avant même l'Union européenne, à adopter des sanctions économiques pour l'empoisonnement d'un ex-agent double russe en Angleterre, au grand dam du président, assure l'auteur de la tribune.

M. «Trump veut être ami avec M. Poutine, mais pendant ce temps, l'administration continue son travail de manière méthodique, parvient à la conclusion que les Russes sont responsables de l'empoisonnement et donc, conformément à la loi, prend des sanctions», détaille un haut fonctionnaire, convaincu que les capitales étrangères prêtent plus d'attention à ces actes qu'aux tirades présidentielles. Sur la Corée du Nord aussi, une diplomatie à deux vitesses semble s'être mise en place depuis le sommet de juin entre le président américain et le dirigeant nord-coréen. Daniel Sneider, de l'université californienne de Stanford, a ainsi fait le récit, après avoir parlé avec de nombreux responsables, d'une administration américaine obnubilée par la nécessité d'«empêcher Donald Trump de rencontrer Kim Jong-un à nouveau», par crainte qu'il multiplie, comme à Singapour, les concessions sans contreparties majeures. Et selon les experts, l'homme fort de Pyongyang joue très bien de cette dualité. «Le régime a clairement fait savoir qu'il préfère négocier seulement avec le président Trump», dont Kim Jong-un fait «l'éloge personnel» tout en tentant de tenir à l'écart le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, estime Bruce Klingner, du think tank conservateur Heritage Foundation.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Rigoberta Menchu le 08.09.2018 18:19 Report dénoncer ce commentaire

    Moi je suis d'accord avec Lénine car certains disent qu'il est élu par la Russie mais il n'ont aucune preuve d'ailleurs même s'il y en a, ils n'on trouveront pas. Le Président US a tous les pouvoirs, il faut le laisser décider tout seul!

  • Vladimir Vladimirovitch le 08.09.2018 18:21 Report dénoncer ce commentaire

    Donald Trump est notre ami et le seul Président américain qui veut la pays depuis la Grande Guerre patriotique alors c'est normal le peuple américain ne l'aime pas!!!

  • Emilien le 08.09.2018 19:44 Report dénoncer ce commentaire

    M. Obama s'attendait-il vraiment à ce que Trump continue de supporter sa façon démocratique de gérer les US? Il est bien de noter qu'une république n'est pas nécessairement démocratique comme en Russie par exemple.

Les derniers commentaires

  • Angelo51 le 08.09.2018 20:51 Report dénoncer ce commentaire

    Pollution et population ont énormément de lettes en commun. Avant de s’attaquer à la pollution il fallait s’attaquer à la natalité débridée. Seule la Chine l’a fait sérieusement. Vladimir Vladimirovitch n'ose pas car pour l'instant la Russie se dépeuple à cause de la pauvreté et de l'alcoolisme, Obama qu'a-t-il fait? Rien!

  • OTAN en finir le 08.09.2018 20:33 Report dénoncer ce commentaire

    Enfin Donald Trump demande aux Européens de payer pour l'OTAN qui ne sert à rien car la Russie n'est vraiment pas une menace pour l'Europe, elle n'annexe des territoires que de l'ex-URSS et encore pas des Pays Baltes en tout cas pour le moment.

    • Menace de toujours le 08.09.2018 20:54 Report dénoncer ce commentaire

      Depuis la nuit des temps l'OTAN est une menace pour l'URSS/Russie et la Russie doit aussi se défendre, même si elle n'était pas obligée d'annexer la Crimée en 2 semaines je suis d'accord. Elle aurait dû prendre plus de temps pour annexer la Crimée comme il faut!

  • Knopchen le 08.09.2018 20:23 Report dénoncer ce commentaire

    C'est une attaque sans précédent contre un Président et c'est bien honteux, tout ça parce que c'est l'ami de notre bien aimé Vladimir Vladimirovitch, honteux !!!

    • Bobo énervant le 08.09.2018 20:39 Report dénoncer ce commentaire

      Si on apprend que Trump est élu par la Russie, bien sûr votre argumentation ne tient plus Mr. Knopchen!

  • Les trolls le 08.09.2018 20:17 Report dénoncer ce commentaire

    Mais collègues sont bien actifs déjà ici mais je pense moi aussi que Donald Trump est le seul depuis l'indépendance des Etats Unis qui collabore pour la paix dans le monde avec l'URSS/Russie et en tout honnêteté car c'est vrai aussi qu'il n'a pas le choix ...

  • @Yann L le 08.09.2018 20:12 Report dénoncer ce commentaire

    Yann vous avez raison il faut le changer d'administration car sinon même avec l'aide et les argents de la Russie, c'est possible qu'il ne sera pas réélu alors il faut s'activer déjà maintenant!